00:00
Europe 1, 22h30, 1h. La libre antenne. Valérie Darmont.
00:22
Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans la Libre Antenne d'Europe 1. Nous sommes ensemble jusqu'à une heure du matin en direct. Nicolas est à mes côtés pour prendre vos appels au standard au 01 80 20 39 21. 01 80 20 39 21, numéro non surtaxé de notre standard. Vous pouvez nous laisser vos SMS au 7 39 21 précédé du mot nuit, 75 centimes plus coût du SMS. Vous pouvez nous joindre sur la page Facebook de l'émission et à l'adresse libreantenne at europe 1.fr.
00:54
Tristan est à la réalisation, je suis à votre service. Ici, dans ce lieu sûr, nous parlons de tout et surtout d'amour et de lien. Quand on jette des petits rayons de bonheur dans la vie d'autrui, l'éclat finit toujours par rejaillir sur soi. Citation de Louis Fortin pour démarrer votre émission, la libre antenne de ce dimanche soir. C'est tout de suite sur Europe 1, Europe 1, la radio libre.
01:19
Europe 1, la libre antenne. Valérie Darmont.
01:26
Bonsoir Célestine. Bonsoir Valérie. Merci d'être avec nous ce soir avec un grand sourire dans votre voix, beaucoup de joie, ça fait du bien entendre à 22h33. Eh bien oui. Alors vous voulez nous parler de quoi, de qui et vous avez quel âge Célestine ? Eh bien je m'appelle Célestine, j'ai 15 ans.
01:42
Demain je passe mon brevet.
01:48
On pense à vous, on vous envoie plein d'énergie. Vous êtes dans quel état d'esprit ?
01:55
Je suis plutôt positive et je pense que je peux l'avoir. Mais si je ne l'ai pas, je me dis que ce n'est pas grave et que ce n'est pas une fin en soi.
02:08
Très bien, c'est très raisonnable. Comment ça se fait que vous êtes sage comme ça à votre âge ? Vous arrivez à incarner le détachement ?
02:17
Je ne sais pas. Je pense que je réfléchis beaucoup, parfois trop.
02:21
Et aussi, j'aime beaucoup écouter votre libre antenne et ça apprend beaucoup de choses.
02:29
Ah, d'accord. Par exemple, dites-moi, c'est quoi les transmissions que vous avez gardées en vous ?
02:40
Eh bien, par exemple, quand il y a des personnes beaucoup plus âgées que moi, car je n'ai que 15 ans, eh bien, on apprend des choses, car on apprend des plus âgées, justement, des personnes avec qui ont 60 ans, 70 ans.
02:54
Et puis voilà, tout simplement, c'est fabuleux de se dire qu'il y a une libre antenne où on peut apprendre des choses.
03:01
Merci beaucoup. C'est un très beau compliment, surtout venant de quelqu'un de 15 ans. Ça me touche beaucoup parce que ce n'est pas l'âge privilégié pour écouter la libre antenne. Votre génération, elle est plutôt sur les réseaux sociaux.
03:16
Oui.
03:18
Donc ça me touche d'autant plus, Célestine. Donc vous, vous favorisez dans votre vie l'intergénérationnel, visiblement. Vous êtes très sensible à ça.
03:25
Oui, comme avec ma grand-mère maternelle. Oui.
03:31
Alors vous êtes proche, c'est ça, c'est parce que vous êtes proche de votre grand-mère maternelle que vous savez l'importance de l'intergénérationnel. C'est dans ce sens-là que ça se passe ?
03:39
Oui, mais j'aimerais bien être plus proche qu'elle, plus proche d'elle, pardonnez-moi, car elle habite assez loin de moi.
03:49
Elle habite où et vous êtes où, vous ?
03:51
Moi, je suis dans le nord et elle, elle est dans le sud.
03:54
Ouh là, ah oui, on est aux deux extrémités.
03:57
En effet.
03:58
Et alors, vous allez la voir à chaque vacances scolaires, comment vous faites ?
04:02
Eh bien, pas à toutes, car vous savez que ça coûte très très cher, le sud-ouest.
04:07
Oui ?
04:08
Et elle habite vers Biarritz, en fait. Et c'est des endroits qui coûtent très, très chers, extrêmement chers. Les locations de vacances sont hors de prix. Et vos auditeurs peuvent le confirmer, je pense.
04:19
Ah bah oui, puisqu'on a souvent des appels, justement, pour trouver des logements au Pays Basque. Donc là, c'est vrai que c'est une région sinistrée en termes de logement. Mais elle peut vous recevoir, votre grand-mère, non ? Oui. Donc c'est le train, surtout, qui pose problème, parce que là, c'est très loin, effectivement.
04:36
Oui, enfin maintenant j'ai 15 ans, je pense que je pourrais prendre le train seul pour y aller.
04:42
D'accord, mais c'est le coup qui vous arrête pour descendre plus régulièrement ?
04:45
Non, pas spécifiquement. Mais je pense que je vais réfléchir à plus aller la voir, car la solution je l'ai tout simplement.
04:55
Elle a quel âge votre grand-mère ?
04:57
Elle a 81 ans.
04:59
81 ans, oui c'est une grand-mère relativement jeune, elle est dynamique ?
05:04
Oui, elle est très dynamique. Elle va marcher tous les jours. Tous les jours sur le bord de mer, avec son vélo, qui la caractérise très très bien. Elle est tout simplement fabuleuse. Elle peint beaucoup. Elle adore peindre les vagues qu'on peut apercevoir dans les Pays Basques. Elle aime beaucoup donner aussi.
05:29
C'est une femme généreuse ?
05:31
Oui.
05:31
Elle vit seule ou votre grand-père est toujours à ses côtés ?
05:39
Mon grand-père, malheureusement, il a souhaité renier sa famille.
05:44
Et c'est tout dans son honneur car je pense que ça ne lui convenait pas. Mais malheureusement, non, elle n'est pas accompagnée. C'est très dommage car c'est une femme très intéressante.
05:56
Mais est-ce qu'elle a envie, elle, de rencontrer quelqu'un, votre grand-mère ?
06:00
Je pense, oui, très sincèrement.
06:04
Vous en parlez avec elle ? Quel genre de conversation vous avez ensemble ?
06:09
On parle de mes notes, bizarrement.
06:12
Oui, ça, c'est toujours le problème.
06:15
On parle de ma cousine aussi. Excusez-moi, il y a une moto qui passe dehors. Je ne sais pas si vous m'entendez toujours.
06:25
Oui, on vous entend très très bien. Merci.
06:28
On parle de ma cousine qui est fabuleuse aussi, que j'aime de tout mon cœur. Et puis, on parle de beaucoup de sujets. On parlait de Roland Perez la dernière fois, car elle est fan de vous. Et voilà.
06:44
Et nous aussi, on est fan de Roland. Ah oui. Oui, bien sûr, bien sûr. Est-ce qu'il y a des sujets interdits, des sujets tabous avec votre grand-mère ? Parce que souvent, on parle avec les grands-parents de choses dont on ne parle pas avec les parents.
06:59
Non, avec ma grand-mère, je peux vraiment parler de tout et c'est rare, justement. Et moi, j'aime bien tout dire. Je suis très honnête et c'est agréable de pouvoir parler avec une personne plus âgée que nous de nos problèmes personnels, de nos émois amoureux. Et ça, c'est super, c'est génial.
07:20
Et elle est de bons conseils ?
07:21
Ah oui, oui.
07:23
Est-ce que vous avez vu, ce n'est pas votre génération du tout, mais il y a eu un film qui a cartonné en France, ça c'est ma génération à moi, c'est La Boum. Et il y avait Poupette, qui était la grand-mère de Sophie Marceau, qui était très jeune à l'époque, et qui avait un rôle comme ça de grand-mère un peu inspirante, un peu guide, etc. Vous avez vu ce film ou pas, Célestine ?
07:43
Oui parce que ma mère est fan de ce film donc je l'ai découvert et figurez-vous que je l'ai adoré car Sophie Marceau est très classe dans ce film et personne n'est classe comme elle à 16 ans quoi.
07:59
Et est-ce que la grand-mère justement de Sophie Marceau dans le film La Boum ressemble à la vôtre ?
08:05
Oui, peut-être. Je dirais bien, oui. Dans la complicité, peut-être pas dans l'âge, parce que je crois que Poupette, elle est plus âgée dans la boum. Et votre grumeur, elle a 81 ans. A 81 ans aujourd'hui, quand on est dynamique, voilà. Oui. Mais dans la complicité ?
08:23
Après, oui, parce qu'elle vient me parler. Mais le problème, c'est qu'on ne s'appelle pas assez souvent parce que je n'ose pas l'appeler, en fait.
08:31
Comment ça vous n'osez pas l'appeler ? Il n'y a rien qui fait plus plaisir à une grand-mère d'être appelée par ses petits-enfants ?
08:39
Je trouve que je ne l'appelle pas assez justement et qu'on pourrait avoir cette complicité qu'on a déjà quand on se retrouve. Je l'appelle à chaque fois pendant les vacances, mais il faudrait l'appeler tous les jours parce qu'elle est tellement intéressante. Puis je devrais l'appeler chaque jour.
08:56
Elle sait ce soir que vous lui rendez hommage sur l'antenne d'Europe 1, Célestine, votre grand-mère ?
09:00
Eh bien, elle écoute. Elle écoute. Donc je la salue. Voilà. Elle vous écoute chaque soir.
09:07
Ah bah voilà. C'est une surprise ou vous lui avez dit ?
09:10
Oui, je ne lui ai même pas dit.
09:13
Ah, donc c'est une surprise.
09:15
Oui.
09:16
Elle s'appelle comment ? C'est quoi son prénom ?
09:18
Elle s'appelle Claire.
09:20
Claire, mais si Claire a envie de rentrer en connexion avec sa petite fille qui se sent un petit peu coupable de ne pas l'appeler assez souvent, mais qu'elle compose maintenant le 01 80 20 39 21, ce serait intéressant d'avoir Claire au téléphone ce soir, Célestine. Très génial. Veille de votre brevet.
09:39
Quand même ! Mais alors, comment se fait-il, puisqu'on sent bien l'amour qui vous habite envers votre grand-mère, et merci de nous faire ce cadeau ce soir sur l'antenne d'Europa en ouverture d'émission, comment se fait-il que vous ne prenez pas le temps d'appeler quand même quelques minutes par jour ? Est-ce que vous me dites que je n'ose pas aller occuper à ce point-là ?
09:58
Même pas.
10:00
Qu'est-ce qui vous arrête alors ?
10:02
Je ne sais pas, parce que ma cousine l'appelle très souvent, mais moi pas assez, bizarrement.
10:08
Oui, mais je sens que vous vous sentez un petit peu coupable.
10:12
Oui, forcément, oui, je suis coupable.
10:15
Oui, quand même. Est-ce que c'est votre maman qui... Parce que souvent, nous les parents, on dit souvent à nos enfants, appelle tes grands-parents. Voilà. Non, mais là, appelle tes grands-parents. Moi, je me rappelais, j'imposais un petit peu même à ma fille de l'appeler tous les dimanches. Et d'ailleurs, en grandissant, elle m'a dit, tu sais, t'étais relou, vraiment. Bon, voilà. Et votre génération, c'est vrai que vous avez tendance à envoyer des textos, des choses comme ça. Est-ce que votre maman vous met la pression, par exemple, pour l'appeler ?
10:42
Non, c'est plus mon père, je dirais.
10:45
Il est proche de sa belle-mère, votre père ?
10:48
Non, pas du tout, mais c'est juste qu'il me dit que je devrais être reconnaissante envers mamie Claire, car elle est souvent là pour moi. Et voilà, tout simplement, c'est une personne qui est très fière de ses petits-enfants, et ça, c'est rare.
11:07
Oui, parce qu'elle vous aime ?
11:11
Elle vous aime, elle le témoigne et elle l'acte. Donc c'est important, c'est important.
11:19
Oui, mais j'ai aussi une autre grand-mère qui est fabuleuse, qui s'appelle Mamie Françoise, mais je n'en parlerai pas ce soir.
11:26
Ah bah vous nous rappellerez, vous nous rappellerez pour lui rendre hommage à Mamie Françoise.
11:30
Je l'appelle assez souvent Mamie Françoise.
11:32
Ah bah alors c'est étonnant parce que vous vous rendez hommage ce soir sur une antenne nationale, il y a quand même 350 000 auditeurs, à votre grand-mère Mamie Claire, que vous n'appelez pas suffisamment, alors que Mamie Françoise, vous êtes un petit peu moins proche, et pourtant vous l'appelez plus souvent.
11:53
Elle est dans le nord, à côté de la frontière belge, donc on est beaucoup plus proche, en fait.
11:59
Ah oui, c'est ça, plus proche géographiquement. Oui. Mais de cœur, vous êtes très proche de Mamie Claire.
12:04
Ah oui, oui.
12:07
C'est quoi le plus beau souvenir que vous avez avec votre grand-mère, Célestine ?
12:10
C'est quand on est allé manger une crêpe la dernière fois avec ma cousine, ma sœur, ma tante, le mari de ma tante. et qu'elle m'a payé ma crêpe. » Vous voyez, c'est des petits moments comme ça qui peuvent paraître anodins, mais qui restent à jamais gravés. Tout simplement. Ou aussi, quand je la rejoins, quand on parle toutes les deux, qu'elle me parle, qu'elle me dit « Est-ce que t'es un amoureux ? » C'est génial, quoi.
12:41
Voilà. Là, vous allez aller la voir cet été ?
12:46
Ah oui, j'espère bien.
12:49
Vous allez rester longtemps ?
12:52
Normalement deux semaines.
12:54
Ah ben là, on a le temps de partager là, sur 15 jours. On a le temps de partager sur 15 jours. Qu'est-ce qu'elle vous a inspiré le plus, votre grand-mère, dans votre personnalité d'aujourd'hui ?
13:09
Je pense que je ne suis pas du tout comme elle. Je suis son opposée totale. Elle, elle est très sportive.
13:16
Très intelligente, elle avait de très bonnes notes à l'école. Moi, ce qu'elle m'inspire, c'est l'ascension sociale et la réussite. C'est la même chose, je crois. Mais c'est vraiment la réussite qu'elle m'inspire.
13:31
Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
13:33
C'est quoi son parcours ? Elle s'est toujours débrouillée, malgré qu'elle ait eu...
13:42
un compagnon plus que dégoûtant, écœurant. Elle s'est toujours relevée. Il y avait toujours à manger dans le frigo pour ses enfants, pour ma tante et ma mère, du coup. Et c'est tout simplement magnifique. Elle a pu payer une éducation à ma tante et à ma mère. Elles sont toutes les deux allées dans le privé. Et c'est fabuleux de se dire ça. Elle a fait l'école de gendarmerie de Reims et...
14:09
Franchement, je trouve ça juste hallucinant parce qu'elle s'est relevée. Elle s'est relevée.
14:15
Donc c'est une résiliente, c'est ça que vous aimez chez elle, c'est une combattante, c'est le cas de le dire, puisqu'elle est devenue gendarme, ou gendarmette, je ne sais pas comment on dit.
14:22
Elle n'est pas gendarme, je ne sais pas très bien, mais elle a eu une formation dans l'armée, et puis après elle a arrêté parce qu'elle s'est rendue compte que ça ne lui convenait pas, ou je ne sais plus trop quoi. Je crois qu'elle était secrétaire dans l'armée en fait. Mais elle a fait une formation à l'école de gendarmerie de Reims, je crois. Et puis voilà...
14:43
Donc, ce que vous admirez, c'est son côté guerrière, en fait. C'est ça, on ne baisse pas les bras. On est déterminé, on persévère et on avance, quoi qu'il arrive, même quand on est seule avec deux enfants. Voilà. Elle s'est retrouvée seule avec ses deux filles, elle avait quel âge ?
14:58
Je ne sais pas si elle s'est retrouvée seule, mais en fait, c'est un peu quand on a un mari qui est vraiment...
15:07
qui n'est vraiment pas là. En fait, on se retrouve seul finalement et on peut la comprendre. Ce n'est pas simple d'avoir un compagnon qui n'est pas là.
15:21
Qui n'est pas à la hauteur.
15:23
Oui, voilà, c'est ça. Pas à sa hauteur en tout cas parce que ma grand-mère aurait mérité vraiment un homme génial. Le meilleur homme qui existe sur Terre. Il y en a parmi vos auditeurs, je pense.
15:35
D'ailleurs, si un homme écoute Célestine qui parle très bien de sa grand-mère et qu'il est du côté du Pays Basque et qu'il a envie de rencontrer Mamie Claire, qu'il n'hésite pas.
15:46
Il faut vraiment qu'il la respecte.
15:49
Ah bah évidemment, non mais ça c'est l'évidence, on va pas commencer à mettre en lien des gens qui sont pas justement à la hauteur. Est-ce qu'elle est arrière-grand-mère ou pas encore votre grand-mère ?
16:00
Oui elle est arrière-grand-mère.
16:02
Ah oui, de combien d'arrière-petits-enfants ?
16:05
Elle n'en a qu'un pour le moment, et c'est l'arrière-grand-mère de mon neveu, du fils de ma demi-sœur.
16:13
Oui ?
16:15
Et voilà, il s'appelle Zahim, il est très mignon.
16:18
Vous êtes très famille, vous devez ça à vos parents, Célestine ? Votre noyau familial est solide ?
16:26
Je dirais plus du côté de mon père et moins du côté de ma mère. Mais c'est plus mon père qui m'a inculqué ça et ma cousine aussi, ma cousine maternelle bizarrement, qui elle est très famille.
16:40
Mais vous aussi non, quand même là vraiment, on l'entend dans vos propos ?
16:44
Excusez-moi, il y avait une voiture qui passait.
16:46
Je disais, on l'entend beaucoup dans vos propos, vous aussi, vous êtes très très famille. Vous voulez avoir combien d'enfants ?
16:52
Moi, plus tard, déjà, réussir mes diplômes, aller dans une bonne fac, avoir un bon salaire, et puis après on verra, parce que les enfants, c'est compliqué quand même.
17:02
Mais est-ce que vous faites partie de cette génération qui dit « je ne veux pas d'enfants parce que la planète va mal » ? Je prends le raccourci, hein ?
17:09
Non, mais c'est juste que quand on voit, quand tu passes devant une école primaire, ils bougent de partout, ils font du bruit, ils crient. Moi, je me rends bien compte que je suis assez casse-bonbon avec mes parents. J'exige beaucoup d'eux, mais moi, je n'en attends pas beaucoup de moi.
17:31
Ah oui, vous vous trouvez exigeante avec vos parents ? C'est normal que vous avez 15 ans. C'est-à-dire, comment ça se traduit ?
17:39
Par exemple, je n'aime pas beaucoup ranger ma chambre. Et donc, mon père ou ma mère, ils sont tous les deux obligés de la ranger. C'est très rare les moments où je range ma chambre. Aussi, par exemple, j'ai souvent de mauvaises notes, mais c'est très bizarre parce que mon père m'achète un nombre immense de manuels scolaires pour réviser.
18:04
Je les ouvre avant les examens ou trois semaines avant.
18:10
Est-ce que vous avez des facilités ?
18:15
Des facilités ?
18:15
Non. Ça s'appelle bachoté, c'est-à-dire on révise au dernier moment et puis finalement ça le fait, ça passe.
18:20
Oui, mais je ne dirais pas que j'ai des facilités, non.
18:24
Pas vous, d'accord. Et vous vous destinez à quel métier ?
18:29
Vous allez rire, mais j'aimerais bien devenir journaliste. Car quand j'entends vos confrères parler, ça m'épate. Des gens qui parlent magnifiquement bien, qui organisent leurs propos très bien. C'est épatant, tout simplement.
18:46
Je ne peux que vous encourager. C'est mon métier passion. À l'âge de 9 ans, je voulais devenir journaliste. Je ne peux que vous encourager. Vous voudriez être journaliste dans quel domaine ? Vous avez une idée ?
19:00
Je ne sais pas.
19:02
Journaliste, ça serait déjà bien. Journaliste au niveau du régional, ça serait super. Je ne sais pas, présentatrice télé, mais je n'ai pas de domaine bien particulier.
19:16
Pour l'instant, c'est un petit peu tôt. Vous passez votre brevet demain. Vous avez le temps encore. Il reste trois ans jusqu'au bac. En effet, tout peut changer. Vous avez l'air d'être un peu déterminée comme jeune fille.
19:31
des phases où on baisse les bras parce que parfois, on n'a pas les bonnes techniques de révision. C'est démoralisant. Mais sinon, voilà, ça le fait toujours avec de la volonté.
19:43
Cette bonne humeur, vous la devez à qui ? Votre grand-mère, Mamie Claire ?
19:49
Cette bonne humeur, je la dois vraiment à Mamie Claire et à mon père, à ma mère.
19:56
Et vous avez des frères et des sœurs ?
19:59
Oui, j'ai une grande sœur.
20:00
Oui, c'est celle dont vous parliez tout à l'heure, qui a eu le petit garçon.
20:04
Oui, elle s'appelle Clarence.
20:07
Donc vous êtes deux.
20:09
Voilà. Deux filles. Il y a beaucoup de femmes dans votre lignée. Vous parlez beaucoup des femmes. Il y a des images féminines fortes. On a l'impression, votre tante, votre grand-mère, votre cousine. Oui. Est-ce qu'il y a du masculin inspirant aussi ? Votre papa ?
20:29
Ah oui, très inspirant. Et il y a aussi mon beau-père qui est très inspirant, je l'adore.
20:38
Ça c'est une grande chance aussi, vous êtes bien entourée en tout cas Célestine.
20:42
Donc de quoi passer le brevet tranquille, en totale sécurité intérieure ?
20:46
C'est ça.
20:47
On ne vous met pas trop de pression, ça va ?
20:50
Mon père, un peu quand même, mais ma mère, moi, elle me dit que je ne suis pas une note, que ce n'est pas grave si je ne l'ai pas, mais qu'il faut quand même que j'essaye de l'avoir.
21:01
Voilà, il faut faire de son mieux, exactement. Vous ne pouvez pas faire mieux que de votre mieux, mais au moins faire de son mieux.
21:08
En tout cas, merci beaucoup Célestine d'avoir appelé ce soir l'antenne d'Europe 1 pour rendre hommage à Mamie Claire, vraiment, qu'on embrasse très très fort évidemment. Il est 22h53, donc vous allez aller faire dodo peut-être, non ? C'est à quelle heure demain matin ?
21:22
Demain, je commence à 7h45.
21:29
Il faut que je sois au collège à 7h45. Donc, je vais me lever à 6h. Ça va être une vie assez courte. Je vous dis bonne nuit. Au revoir. Je vous dis bonne nuit et je vous dis surtout plein de succès, plein de réussite et gardez cette magnifique énergie que vous avez, que vous avez partagée avec nous ce soir. Et puis, envoyez-nous un petit message pour nous dire comment ça s'est passé.
21:47
D'accord, très bien.
21:49
Je penserai à vous demain matin. A bientôt, Célestine, à bientôt. Au revoir.
21:56
Vous aussi, laissez vos messages à Valérie Darmon, en commençant par le mot nuit, au 7 39 21, 75 centimes plus qu'au du SMS.
22:06
Et notez, chers amis, que vendredi prochain, Thomas et Ilanissa Haddadi et toute l'équipe de Culture Média seront tenues de gala pour récompenser les œuvres et les artistes qui ont marqué la saison. Télé, cinéma, musique, littérature, spectacle, qui sont pour vous les numéro 1 de l'année ?
22:22
C'est vous, auditeurs d'Europe 1, qui désignez ceux qui méritent cette récompense. Vous pouvez voter dès maintenant sur Europe 1.fr. Révélation du palmarès le 3 juillet, donc c'est vendredi prochain, en direct de 10h à 11h30 sur Europe 1. Et si vous voulez assister à cette émission exceptionnelle, vous pouvez vous inscrire sur Europe 1.fr. Rubrique Club Europe 1. On compte sur vous comme à chaque fois. Bonsoir, Pascal. Bonsoir, Valérie.
22:54
Merci, merci.
22:54
Chose promise, chose due, comme on dit. On s'est fixé rendez-vous hier à une heure moins le quart à peu près du matin. Voilà, pour se retrouver ce soir. Alors là, on va se parler juste quelques minutes. Pascal, je vous accueille sur l'antenne, mais en fait, ça va être l'heure des informations. Donc, quel est l'objet de votre appel ce soir ?
23:13
Parce que je vous ai parlé de mon papa, puis ben... hier soir, mais comme il avait été enfin palliatif, et brutalement, il s'est retrouvé là-bas, et puis voilà, la fin de vie s'est arrêtée là-bas nette, et quand ma maman a récupéré par le SIPEU qui avait l'entraînement palliatif de notre papa, elle a trouvé un petit mot qui était écrit de papa, « La vie est belle, profitez de la vie, voilà ce qu'il nous a laissés ». Mais un petit mot, il a dû puiser. Dans ses ressources profondes.
23:43
Exactement, oui. Parce qu'il est décédé le vendredi, maman a trouvé le mot le jeudi. Moi, j'étais allée le mercredi, il n'y avait pas le mot.
23:52
On va parler de votre papa dans quelques instants, Pascal. Vous allez lui rendre hommage, comme Célestine vient de le faire pour sa grand-mère. C'est une soirée. Hommage, c'était magnifique. A tout de suite, Pascal, sur l'antenne de repas.
24:09
Europe 1, 22h30, 1h. La libre antenne. Valérie Darmont.
24:20
01-90-20-39-21. 01-90-20-39-21, c'est le numéro non surtaxé de notre standard. 7-39-21, précédé du mot nuit, 75 centimes plus coup du SMS, c'est le numéro de téléphone pour que vous nous laissiez vos réactions à ce que vous entendez évidemment sur l'antenne en direct jusqu'à une heure du matin. libreantenne.fr, c'est notre adresse mail à Roland Perez et à moi-même. Pascal, je vous retrouve.
24:48
On était en train d'évoquer le décès de votre papa et ce petit mot qu'il vous a laissé juste avant de partir, en fait. Vous voulez bien nous le rappeler sur l'antenne d'Europe 1 ?
25:01
Oui, il y aura quatre ans le mois prochain, au mois de juillet. Et donc, il était malade depuis quelques années. Ça fait quatre ans avant, en fait.
25:16
C'est en 2022.
25:21
Vous approchez de la date anniversaire, alors ?
25:23
Oui, exactement. Ça me remue parce que c'est remont.
25:28
Il avait quel âge, votre père, quand il est parti ?
25:31
Mon père avait 88 ans. 88 ans, oui. En fait, il s'était blessé au gros orteil de pied. Il n'avait pas dit à maman.
25:45
« Bon, il faisait son soin, son petit tripot, voilà. » « Bon, bonjour, ça s'est aggravé. » Et maman lui a dit « Tu ne peux pas rester comme ça, il faut voir le médecin.
25:58
» Ça s'est infecté, c'est ça que vous voulez dire ?
26:00
Oui, oui, ça s'est infecté. Et donc maman lui a dit « Tu ne peux pas rester comme ça, j'appelle le médecin. » Il ne voulait pas.
26:08
Maman lui a dit « Non, non, je ne peux pas te laisser comme ça quand même, ce n'est pas possible. » Et donc, elle a appelé le médecin, et le médecin était hospitalisé, bien évidemment. Mais bon, le mal était déjà là, c'était la gangrène.
26:22
Ah oui, ça s'est carrément gangréné, mais il n'avait pas mal ?
26:25
Ah ben si, il pouvait marcher. Mais c'était quelqu'un qui a travaillé la terre, c'était des agriculteurs.
26:33
Ah oui, un dur à cuire.
26:34
Oui, un seul garçon parmi cinq filles.
26:38
Il avait cinq sœurs. Il est né 16 ans après sa sœur, la dernière des filles. Donc vous pensez que c'était le petit chouchou.
26:48
Ah oui, c'est sûr.
26:50
Moi, j'ai eu des parents merveilleux. Comme vous disiez d'ailleurs avec Célestine, ce sont des guides, ses grands-parents. Sa grand-mère, c'est un guide. Mais moi, de nos parents, on disait, on a perdu un guide. J'ai dit à mes sœurs, mais j'ai perdu un guide ? Je suis comme bancale en fait, depuis que papa est parti.
27:12
Alors c'était ma question, parce qu'on peut se sentir bancale au début, évidemment, et puis après on finit par trouver une forme de solidité intérieure.
27:19
Je n'ai pas trouvé, moi je n'ai pas trouvé, parce que je vous disais hier soir, je suis malade et ça m'a beaucoup perturbée. D'ailleurs, il y a deux ans, moi j'ai été hospitalisée, j'ai subi de la maltraitance.
27:35
Donc ça fait boomerang, je me suis dit, mais est-ce que papa a vécu ça ?
27:39
La maltraitance à l'hôpital ?
27:41
Ah oui, oui, j'ai été, mais ça a été grave. Ah oui, j'ai vécu de la maltraitance alors que j'étais à l'article de la mort. J'ai frôlé la mort.
27:54
Donc vous vous êtes interrogée sur votre père, est-ce qu'il a vécu la même chose ?
27:58
Est-ce qu'il n'aurait pas vécu la même chose ? On se pose mille questions, je peux dire. On peut se poser mille questions.
28:05
Et donc, j'ai de la chance parce que moi, par la distance, je suis loin de maman. Enfin, loin, non, par une heure de route, ce n'est pas loin. Mais bon, mes soeurs, elles sont à côté, mes frères aussi. Il y en a un, il est à 50 mètres, l'autre, il est à 2 kilomètres, l'autre, il est à 6 kilomètres, l'autre aussi.
28:23
Mais vous êtes nombreux dans la famille, vous aussi ?
28:25
Ah oui, oui, on est la famille.
28:26
Vous êtes combien ? Vous êtes sur 8, on est encore 7.
28:29
Et bien maintenant... Vous allez, je vais vous dire, vous êtes un fils Valérie. Oui, oui, bien sûr. Vous avez parlé de famille nombreuse d'autres fois. Vous vous rappelez avec la maman qui avait 14 enfants.
28:39
Oui, oui, oui.
28:41
Eh bien, ma grand-mère, elle a eu 16 enfants. 16 enfants. Et ma grand-mère, elle avait 21 frères et soeurs.
28:47
Mais non, 21, ça doit être un record, non ?
28:50
Ah ben, je ne sais pas.
28:53
21, 21 grossesses. Incroyable. Mais comment ça se fait, ça, que dans votre famille, on fait autant d'enfants ?
29:01
Ils adorent les enfants chez nous. C'est ça, c'est l'amour de l'enfant. Ah ouais, mais 21. 21, oui. J'ai connu mes tantes, j'ai connu mon arrière-grand-père. Moi, j'avais 5 ans quand il est décédé, mon arrière-grand-père.
29:17
C'était un homme que j'admirais.
29:22
Et quand on a 21 oncles, tantes, grand-tantes, je ne sais combien de cousins... 42 cousins. Est-ce que c'est une famille qui s'entend bien ?
29:33
Exactement. Plus vous êtes nombreux, plus on est nombreux, mieux on s'entend. Alors qu'on pourrait penser le contraire.
29:43
Vous vous entendez tous bien ? Exactement.
29:46
Mais les mariages, ça doit être monumental à l'établer.
29:50
Maintenant, maman, elle a fait son anniversaire au mois de mai dernier. Il n'y a eu que des enfants. Elle va faire avec ses petits-enfants et arrière-petits-enfants à part parce qu'elle ne pouvait pas mettre tout le monde. On est tellement nombreux.
30:04
Ça fait combien ?
30:05
On n'est pas loin de 40.
30:07
Ah oui, quelle belle réussite. Quel âge est là votre mère ?
30:13
88, elle a eu maman.
30:15
88. Mais quelle belle réussite de les avoir tous autour d'elle, et tous qui s'entendent surtout.
30:23
Ah, ça c'est clair. Quand je lui ai parlé de mon frère qui s'était suicidé en 2002, et quand le notaire nous a appelés, parce qu'on s'est retrouvés dans une indivision agricole, parce que c'était un élevage de baies plétières, Il avait repris la suite de mes parents, en fait. Il a été en indiffusion, n'importe quoi, pardon. Il a été en GAEC avec ma maman pendant 4 ans. Puis après, il a repris les parts de maman, puis il a poursuivi un petit peu tout seul.
30:56
Je ne sais pas si la charge a été trop difficile. Enfin bon, il a mis fin à ses jours. C'est pour ça que je revendais hommage à Michel, qui dans l'orne, je crois, qui avait parlé à la libre antenne il y a quelques mois déjà. Son fils a repris après lui. Pareil que mon frère et l'ami.
31:17
Le suicide des agriculteurs, c'est un sujet.
31:19
Je vais lui dire une chose, il n'y a pas que les agriculteurs. L'année de mon frère...
31:25
Très suicide, c'est ce que vous nous disiez hier.
31:27
Très suicide. Il n'y avait pas que des agriculteurs. J'ai connu des médecins, des infirmières, de tout. Il y en a eu trois au travail de mon mari... Pas sur le même site, mais bon, c'est le même travail quand même.
31:42
Alors, revenons à l'hommage que vous voulez rendre à votre père. C'était quoi son prénom à votre père ?
31:47
René.
31:48
René. Alors, qu'est-ce que René vous a transmis le plus, Pascal ? Que du bonheur.
31:53
L'amour de la famille, le soin de l'autre, l'amour pour l'autre, prendre soin des uns des autres. Comme vous dites, il y a à la fin de chaque...
32:08
Chaque émission, prenez soin de vous, des autres et du monde.
32:13
Mon père, c'était ça aussi. D'ailleurs, c'est bien beau qu'il nous a laissés. Et donc, quand on trouve ce mot, je lui dis à maman... Redites-nous les mots de ce mot, s'il vous plaît.
32:26
Pascal, c'est tellement beau.
32:27
C'est un tout petit papier, mais il a dû puiser une énergie redoutable, parce qu'il a dû aller au plus profond de ce qui lui restait, au bout des doigts, c'est le cas de le dire. Il avait marqué... À l'ompre verte, ce n'est pas anodin non plus la couleur. La vie est belle, profitez de la vie.
32:45
Oui, c'est beau.
32:46
Et j'ai dit à maman, tu l'as mis où le petit mot ? Elle me dit, je l'ai mis où tu m'as dit. J'ai dit, tu le mets dans un tiroir. Et chaque fois que je vais la voir, je lui demande, tu as toujours le petit mot ?
32:56
Oui, c'est tellement important ces derniers mots laissés par nos parents, laissés par nos proches en fait.
33:06
Et vous savez que j'ai un petit-neveu qui a, aujourd'hui il est l'âge de 13-14 ans, donc il avait 7 ou 8 ans quand mon papa est décédé, quelque chose comme ça. Et quand il est allé voir mon papa, quand il était, des fois il est allé en maison de repos, enfin voilà...
33:24
Parce que quand il pouvait revenir à la maison, mais bon, voilà, c'était au tout début.
33:29
Il a pu revenir, après il allait en maison de repos, enfin bon, voilà. Et mon petit neveu, le fils de ma nièce, quand il allait le voir, mon papa, il disait à papa, tu veux que je te rase, papi ? Et il rasait papi, et il lui coupait les ongles, il lui coupait un petit peu les cheveux.
33:47
C'est joli, hein ?
33:50
C'était merveilleux. Ma petite fille, moi, elle est née l'année que mon papa est décédé. Elle est née en avril, le papa est décédé en juillet. Elle était aux obfèques, parce que ma belle-fille, elle était. Et donc, elles sont venues aux obfèques avec le bébé. Et puis, au cimetière, j'étais donc sur mon fauteuil, parce que je suis en fauteuil. J'étais effondrée et ma belle-fille me donne ma petite-fille.
34:22
Pour me dire... C'est la vie. La vie continue. C'était le message de votre père, d'ailleurs.
34:26
Oui, c'était le message de papa. J'ai une de mes belles soeurs et mes soeurs et frères qui me dit quand tes enfants t'ont donné ta petite nom et bras au cimetière, ton visage s'est éliminé. On a revu en toi rayonner.
34:45
C'est comme si je renaissais quelque chose de m'effondre.
34:48
Oui, c'est comme si vous mettiez la prise dans la prise de la vie.
34:50
Oui, c'est curieux. Aujourd'hui, j'ai mal à un genou. Je me dis toujours, le je et le nous.
34:59
Oui, effectivement, c'est vraiment le langage des oiseaux. C'est comme l'âme agit, ou le mal a dit, ou j'ai tout fait en termes j'ai tout fait. Oui, oui, comme étouffé. Voilà, comme étouffé, ou le passage.
35:17
Je fais beaucoup de liens comme ça, et c'est terrible parce qu'on rumine beaucoup comme ça, et...
35:26
Je vous sens un peu triste ce soir, parce que vous nous parlez de votre père ?
35:30
Oui.
35:31
Ah oui, ça vous émeut à chaque fois.
35:32
Oui, ça m'émeut. Parce que, comme je vous dis, j'ai perdu un guide. Mais mes soeurs sont comme moi, en fait. Mes frères aussi.
35:43
Qu'est-ce que vous allez faire pour l'anniversaire de sa mort, la quatrième année, cette année, au mois de juillet ?
35:48
Là, on va aller chez maman.
35:50
Oui.
35:50
Puis on mangera tous ensemble, comme il aimait.
35:54
Vous allez célébrer la vie ?
35:56
Oui, voilà. Son anniversaire, c'était le 20 juin dernier. Maman m'a appelée. Elle m'a dit, je vais aller sur la tombe de papa. Je lui ai dit, tu vas mettre une fleur pour moi. Et puis voilà, parce qu'on a fait une quête. Enfin, on a fait une quête. On a mis une enveloppe. Tout le monde a mis dans l'enveloppe. Quand il n'y a plus de fleur au cimetière, une de mes soeurs ou mes frères, peu importe, vont chercher une plante. Ce n'est pas la peine d'en mettre de trop non plus, parce qu'elle pue la chaleur.
36:30
Et donc, il y a toujours quand même des plantes sincères pour papa.
36:34
Oui, c'est ça. C'est ça, d'honorer nos absents.
36:37
Et en parler. Vous savez quoi ? À Gervais, j'ai une tante qui habite là-bas, la sœur de maman, à 97-18 ans. Elle était aux optèques de mon papa, puis elle était venue à la chambre funéraire. Mais là-bas, à Gervais, ça ne se passe pas comme chez nous. Une fois qu'on est mort, on ne voit plus le défunt.
37:01
Ah, il n'y a pas de mise en bière ?
37:03
Non, on ne voit plus le défunt. Ma cousine de Gervais est décédée un peu avant papa. Elle avait dit à sa maman, quelques temps avant, « Moi, si je meurs, je ne veux pas être dans une boîte. » Bon, ben, sa maman lui dit, tu veux plus de boîte, tu veux être dans quoi ? Dans un petit berceau en rotin. Et ils ont fait ça. Son mari a fait ça.
37:32
Et donc, il n'y a pas eu de cercueil ? Non. Non. Donc elle est en rotin. Ah oui, d'accord.
37:39
Et là-bas, c'est l'incinération.
37:41
Ah, oui, d'accord.
37:42
Il n'y a pas de choix, c'est comme ça. Et moi, je sais où elle est enterrée parce que via son nom, son prénom. Quand je clique sur Internet, j'ai sa petite tombe. C'est l'endroit où elle est, en fait, et je me recueille devant.
37:59
Et est-ce que vous avez eu des signes de votre père ? Oui, ça c'est incroyable aussi. Vous voulez nous les partager ou pas, Pascal ?
38:11
Alors, je rêve beaucoup de mon papa, déjà d'une.
38:15
Ah ben ça c'est important parce que les chamanes disent que c'est souvent par le biais du rêve que les défunts se manifestent.
38:21
Exactement. Et... Quand j'en rêve, je l'entends qu'il me parle. En fait, c'est comme si... Quand moi je lui ai dit, il y avait cette petite voix qui allait venir le soir avant qu'il sache si il allait décider de se faire opérer ou pas. J'avais parlé de ça hier soir. Et...
38:45
Parce que le médecin ne voulait pas que nous, on décide pour papa, maman non plus. On n'a pas le droit, en fait, de décider pour nos parents. C'est à eux de décider s'ils veulent continuer à vivre ou pas.
38:56
Quand ils ont toute leur tête, sinon ils demandent aux familles s'il y a des dispositions qui ont été prises.
39:01
Oui, oui, oui. Papa avait toute sa tête, mais bon, le médecin nous avait toutes réunis et tous. Et notre maman, il nous avait bien expliqué qu'on n'avait pas le droit d'influencer, de lui dire, ben, tu peux tenter, tu peux, voilà...
39:15
Et puis, avant que je le vis, bonsoir ce soir-là, je lui ai quand même dit à l'oreille, papa, peut-être que ce soir, tu vas entendre une petite voix qui va te dire quelque chose que je lui ai dit, je parle tout bas, je ne voulais même pas m'entendre, pardon.
39:28
On vous entend quand même, on vous entend quand même.
39:30
Non, je ne m'en rendais pas compte. Donc, excusez-moi. Et donc, je disais ça à papa, et puis le lendemain, il a dit au chirurgien qu'il allait tenter l'opération, donc il a vécu quand même quatre années de plus avec nous, quoi.
39:44
Ah, donc ça a été la bonne décision.
39:46
Oui, ça a été la bonne décision.
39:50
Alors revenons aux signes.
39:52
Les signes, c'est assez bizarre en fait parce que je le vois.
40:00
Je le vois, je l'entends, je sens son odeur, son parfum.
40:05
Et ce depuis 4 ans, régulièrement ?
40:07
Oui, régulièrement. J'ai des signes comme ça. Je me réveille et j'ai l'impression qu'il est à côté de moi.
40:15
Je le sens, en fait. Et j'ai une particularité, moi. Je ressens la mort.
40:23
Ah, c'est dérangeant, non ?
40:26
Ah, ça, c'est terrible. C'est terrible, même. Parce que hier matin, pas plus tard qu'hier matin, ce que je faisais hier soir, je devais appeler une amie à moi. Je l'appelle, qui, bon, on me répond. Alors, je dis son prénom. Elle me dit, non, c'est sa fille. Ah, je lui dis, pardon, excusez-moi, vous avez la même voix que votre maman. Et je ne connais pas sa fille, elle est dans le Var.
40:48
Non, je ne la connais pas. Donc, je lui ai parlé, enfin, voilà, on s'est donc apprivoisé au téléphone, parlé au téléphone et tout. Elle m'a dit, oui, maman m'a parlé de vous et tout. Je l'ai connue suite au décès de mon amie, qui est sur son caillou, qui est décédé l'année dernière. C'est comme ça que j'ai connu mon amie, là.
41:05
qui prend un peu le relais. Quand j'ai appelé cette personne hier pour avoir de ses nouvelles, parce qu'elle est très âgée, elle est arrière, arrière, arrière, grand-mère.
41:15
Arrière, arrière ?
41:16
Arrière, arrière.
41:18
Trois fois arrière. Incroyable. Elle n'a pas loin de 100 ans. Et quelqu'un qui a toute sa tête. Et par contre, elle est tombée sur son genou.
41:31
Pour ça, je reviens au genou. J'y ai pensé, avant de vous appeler, j'ai dit, mais non, un chien. Hier, j'ai appelé la fille, donc je ne dirai pas le prénom.
41:40
Je dis, mais elle m'a dit que sa maman était tombée sur le genou. Et ça, on dit long, ça, quand même, je pense.
41:46
Et donc là, vous avez senti qu'il y avait quelque chose de grave.
41:51
J'ai dit à mon mari, mais ça fait plusieurs jours que je me dis, il faut que j'appelle un tel, il faut que j'appelle un tel. Oui, oui.
41:58
Un jour, ma maman m'appelle pour me dire qu'on avait un voisin décédé. Je lui ai dit « Je sais ». Elle me dit « Qu'est-ce qui t'a prévenu ? » Je lui ai dit « J'ai senti l'odeur de mort à côté de ma table de nuit.
42:09
» Je lui ai dit « Je sens ça comme ça, moi. » Et ça, depuis toujours ?
42:15
Depuis que j'ai perdu mon petit garçon. Même avant, je dirais, depuis le décès de mon grand-père quand j'avais 8 ans. Mais ça s'est accentué au décès de notre fils. »
42:30
Vous savez, on a fait une interview, je ne sais pas si vous l'avez entendue, puisque vous êtes une auditrice fidèle de la Libre Antenne, il y a quelques semaines, j'ai oublié le prénom de la personne qu'on a interviewée, qui justement a sorti un livre sur Valentin, on peut le retrouver sur europe1.fr, cet entretien, c'était très très intéressant.
42:49
J'ai dû entendre, moi, elle parlait aussi de la mort, je crois.
42:53
Exactement, c'est une femme qui est devenue psy à 55 ans, qui a passé son bac à 50 ans, qui a ouvert son cabinet à 55 ans, qui est devenue psychologue l'initiel entre temps. Et un jour, la maman de Valentin l'appelle, elle veut prendre un rendez-vous pour son fils qui allait rentrer d'Amsterdam où il était parti en week-end. Et en fait, le lundi matin, elle appelle cette maman et elle dit qu'il ne viendra pas puisqu'il est décédé pendant le week-end. Exactement. Et on a eu cette femme qui nous raconte son parcours incroyable et la maman de Valentin. Et elle vient d'écrire un livre à compte d'auteurs, justement, sur Valentin qui aujourd'hui se manifeste régulièrement.
43:29
Oui, c'est ce qu'elle avait dit. Voilà, et cet entretien, il avait été presque bouleversant quand même, en plus d'être passionnant.
43:38
Oui, parce que moi je ressens la même chose que cette maman, donc je sens, je dis, la mort qui rôde comme ça.
43:44
Et vous avez vu des signes de votre petit garçon ?
43:46
Oui, oui, oui. Quand j'ai été opérée, j'ai été opérée deux fois de graves interventions, et puis j'ai vu la mort imminente les deux fois.
43:57
Ah oui, et alors donc vous avez vu le tunnel, la lumière ?
44:00
J'ai vu un tunnel, cette lumière, et j'ai mon petit bonhomme qui avait 15 jours, alors voilà, qui refoule qui me refoule de la main. C'est-à-dire, non, va, va, retourne dans la vie.
44:12
Dans la vie terrestre.
44:14
Exactement. Et j'ai mes grands-parents, mes ancêtres qui sont décédés, mes aïeuls, ma famille.
44:23
Ah oui, donc vous avez fait deux fois l'expérience de mort imminente.
44:26
Deux fois l'expérience de la mort imminente. Et j'ai vu la même chose les deux fois.
44:30
Donc c'est très rassurant ? Est-ce que c'est très rassurant ?
44:33
Oui, c'est très beau.
44:35
Il ne faut pas voir ça comme de la tristesse. C'est beau, en fait. C'est trop beau. Parce que moi, je me suis dit, c'est chouette. Parce que là où il est, il est heureux. Il a retrouvé tous les membres de ma famille. Parce que je l'ai vu avec tous. Parce qu'il était dans les bras de ma grand-mère.
44:55
Et il avait quel âge dans votre EMI ?
44:59
Mon petit garçon, quand il avait...
45:02
Ah là, non, il est resté à l'âge de 15 jours parce qu'elle l'a dans ses petites mains. Il était tout petit, petit. Il pesait 1,5 kg quand il est décédé.
45:11
Ah oui, c'est un grand prématuré.
45:12
Il est resté bébé, en fait. D'accord. Oui, mais c'est beau. C'est beau de voir la mort imminente.
45:21
Et revenir, ça n'a pas été compliqué, non ?
45:24
Je me suis demandé d'où je revenais. Parce que je me disais, mais qu'est-ce que je fais là ?
45:28
Qu'est-ce qui se passe ? Je ne comprenais plus.
45:31
Et puis bon, après, je me ressais vite quand même. Ça revient vite. Ça revient vite à la réalité, malgré tout.
45:37
Mais ça change quelque chose, quand même, ensuite, dans notre rapport à la finitude, non, j'imagine ?
45:43
Oui, et puis, j'en avais parlé aux deux chirurgiens qui m'avaient opéré. Donc, ils m'ont dit que j'étais la première à leur en parler.
45:58
Et ils m'avaient remercié.
46:01
Parce que, ben voilà, pour eux, ils pensent que ça existe, mais ils n'ont jamais entendu un témoignage, en fait. Et donc, ils m'ont remerciée de leur avoir fait part de ce que j'avais vécu à la salle de réveil, et c'est magnifique, c'est vrai que c'est magnifique, quoi.
46:21
En tout cas, merci beaucoup, Pascal, d'être intervenu ce soir sur l'antenne d'Europe 1. Je vous l'avais promis hier. Merci, Valérie. On a partagé ce temps encore ensemble. Je pense très fort à vous avec l'anniversaire du décès de votre papa qui arrive. Mais la vie, elle est bien là, elle est bien présente. Vous êtes très nombreux à la partager dans votre grande famille qui s'aime.
46:46
On profite de la vie, puis la vie est belle, comme un décès papa.
46:49
Donc on va écouter, on va tous écouter le message de votre père. Profitez de la vie parce qu'elle est belle, même si elle est cruelle parfois. Essayons de voir le verre à moitié plein. Merci à vous, Pascal.
47:03
Prenez bien soin de vous. A bientôt. Au revoir à tout le monde.
47:10
Vous aussi, venez vous confier à Valérie Darmon en appelant le 01 80 20 39 21. Numéro non surtaxé, Europe 1.
47:20
Et du lundi au jeudi, Christine Kelly vous donne rendez-vous de 11h30 à 13h pour débattre en direct avec ses chroniqueurs et ses invités sur tous les sujets d'actualité. Et avec vous, auditeurs d'Europe 1, en appelant le 01 80 20 39 21 01 80 20 39 21, numéro non surtaxé. Christine Kelly et vous, c'est de 11h30 à 13h du lundi au jeudi sur Europe 1, Europe 1, la radio libre. On va continuer de parler musique avec vous, Marité. Bonsoir !
47:50
Bonsoir, Valérie.
47:52
Merci d'être avec nous ce dimanche soir à 23h30.
47:54
Dites-moi, Valérie, je voulais vous demander quelque chose. Oui, allez-y. Est-ce que vous aimez les devinettes ?
48:02
Ça dépend. En général, je ne suis pas très bonne sur le sujet, mais on peut le tenter.
48:06
Je vais vous mettre sur la piste. On va voir. Ce n'est pas loin, mais on va voir. Il était une fois, dans la ville de Foix, qui se dit, pour la première fois, je vais manger du foie.
48:21
Oui ? Ça vous sonne ?
48:24
C'est quoi la question ? Vous nous dites que vous habitez à Foix, c'est ça ? Oui ! Marité qui fait le jardin partagé. Ah, mais je parlais de vous hier soir !
48:37
Comment ? Je parlais de vous hier soir sur l'antenne.
48:40
Voilà, j'ai entendu. J'ai entendu. Je vous remercie de le rappeler.
48:44
Mais vous savez quoi ? Je parle très souvent de vous. Parce que je trouve que vous nous aviez appelés pour nous donner cette idée, pour rencontrer des gens, etc. Oui, parce qu'il y a beaucoup de gens qui sont seuls. Voilà. Très très souvent, je reparle de vous en relayant votre idée parce qu'elle est géniale. Mais bien sûr, je le fais souvent parce que je trouve que quand on a une maison, un jardin et que surtout les mairies ne se bougent pas, que les associations ne se bougent pas, qu'on est un peu loin de tout, je trouvais votre idée tellement géniale.
49:13
Ça m'a fait rencontrer des gens surtout.
49:17
Mais c'est ça, et puis vous nous avez raconté, je me souviens quand vous étiez passée sur l'antenne, la personne qui était venue avec son violon, chacun mène à manger.
49:26
Voilà, Jean-François.
49:27
Ah non, mais c'est génial. Alors, vous êtes toujours à foi parce que vous vouliez bouger.
49:31
Oui, j'ai dans ma ville toujours préférée, mais bon, je ne démoralise pas parce que j'ai eu quelques contacts que je suis en train de faire remplir les dossiers là.
49:43
Et il faut un peu de la patience. Ça, c'est sûr.
49:46
Mais vous vouliez aller où ? Je ne me souviens plus. Marité, je ne me souviens pas où vous vouliez aller.
49:53
Je voulais aller au bord de mer. Vous savez, c'était Carcassonne, Narbonne.
49:57
Ah oui, c'est ça. C'est ça. Et donc là, vous faites les dossiers pour aller en bord de mer, justement, c'est ça ?
50:03
Oui, c'est-à-dire que j'ai eu des contacts sur Carcassonne, et je suis en train de m'en occuper, j'ai quelqu'un qui s'occupe de moi.
50:13
En fait, j'en ai fait un ami.
50:17
Ah ben voilà. Alors vous, vous n'avez pas de problème pour trouver des amis. Avant-hier, on a eu aussi Nathalie et Madeleine qui cherchaient des amis. Et justement, ou c'était hier peut-être, je ne me souviens pas d'ailleurs, la difficulté à rencontrer. Vous, vous vous êtes fait un ami. C'est qui la personne qui s'occupe de vous ?
50:34
C'est cette personne, quand j'ai mis une... Vous savez que j'avais fait un appel ? Oui, bien sûr, je me rappelle. Des gens qui m'auront contactée, qui ont entendu mon annonce, et je suis en train de m'en occuper.
50:49
Mais c'est génial, ça veut dire que...
50:50
Il m'a envoyé un dossier à remplir, je fignole là d'ailleurs. Et voilà, de toute façon, je ne désespère pas moi.
50:58
Non, mais c'est surtout que vous voyez à quel point la libre antenne tient ses promesses, c'est surtout ça aussi. C'est grâce à vous tous, chers auditeurs, vraiment.
51:07
Eh bien, écoutez, vous savez quoi ? Il y a un bouddhiste qui dit, si vous voulez avoir votre, comment dire, réaliser quelque chose, je le dis aux gens qui m'entendent là, vous prenez un petit papier... Vous marquez le numéro 7 et vous le mettez dans la chaussure droite. Et vous marchez avec ça toute la semaine. Et vous exercez votre... Ah bon ? Oui, c'est les bouddhistes qui disent ça.
51:38
Et vous, vous l'avez fait ?
51:40
Je suis en train de le faire, oui.
51:43
Vous nous direz si ça marche, surtout parce que vous êtes en plein dedans.
51:46
Je ne sais pas si ça marche. Je ne sais pas. Les chances, ça ne marche pas toujours de suite. Mais pourquoi pas ?
51:53
Moi, je crois que ce qui marche, c'est que surtout, vous y croyez. Donc c'est l'effet placebo et c'est la pensée créative que vous mettez dans votre vœu de pouvoir déménager du côté de Carcassonne ou de Narbonne, surtout Marie-Thérèse.
52:07
Oui, bien sûr, bien sûr. Et puis hier, vous savez, j'ai écouté la dame qui cherchait quelqu'un pour aller danser. Elle habitait vers Vordeaux.
52:15
Oui, oui, oui, tout à fait, Nathalie. Et moi, j'ai écouté vos anciennes émissions hier, il y a quelques jours.
52:22
J'écoutais votre ancienne émission, c'était une dame de 80 ans qui avait trouvé l'amour.
52:29
Et elle a été vers Lyon, là-bas, je crois, et parlait de collecte club. Alors, sûrement, à Bordeaux, il doit y avoir des trucs comme ça.
52:38
Collecte club ? Oui. Ok, je ne me souviens pas, mais c'est une bonne idée de vous rappeler.
52:43
Oui, j'ai écouté des fois les anciens machins. Oui, vous avez raison, bien sûr. Et Christiane, il m'en a parlé, justement. Il y a une collecte club. Vous savez, c'est un genre de rencontre où vous pouvez aller rencontrer des gens, écouter de la musique...
52:57
Alors, le problème de Nathalie, c'est qu'elle est à Saint-André-de-Cubzac et qu'elle ne conduit pas la nuit. Évidemment, on la comprend. Donc, ça dépend des horaires du Collect Club. Mais elle peut se... Comme je suis sûre qu'elle écoute aussi la libre-antenne, peut-être qu'elle nous entend ce soir. Oui, oui, j'ai entendu ça.
53:11
Je vous ai écouté, vos anciennes... Ben oui, vous faites bien de nous le rappeler, Marité.
53:18
Vous, vous êtes pleine de bonnes idées. Vous êtes une boîte à idées à vous toute seule, en fait.
53:22
Mais vous ne savez pas quoi ?
53:26
Alors, avant de vous parler de mon accordéon, je vais vous donner aux auditeurs qui veulent bien écouter, qui veulent se désaltérer. Ça, c'est une naturopathe qui m'a donné ça. Alors, vous prenez la moitié de concombre, un demi-citron que vous épluchez, cinq feuilles de menthe, un morceau de gingembre, vous mixez le tout, Et vous le buvez comme ça.
53:59
Et c'est très désaltérant et en même temps, ça lave à l'intérieur.
54:03
D'accord.
54:03
Bon, ben écoutez... Et c'est très rafraîchissant. Vous pouvez faire un gros comme ça. Quand vous avez soif, c'est très bon. Il y a le concombre qui est très... C'est très frais.
54:15
Et avec les feuilles de menthe, c'est très agréable et c'est désaltérant.
54:20
Mais Marité, dites-moi, vous avez toujours été comme ça, curieuse de toute votre vie, inventive et créative ? Toujours.
54:25
Mais vous savez, comme je vous ai expliqué, moi, je n'ai pas eu la chance d'aller à l'école, d'être instruite. Je me suis instruite toute seule.
54:34
Redites-nous votre âge, Marité, parce que je ne vous ai pas redemandé. Je suis 66 ans. Ça va encore ?
54:41
Oui, oui, ça va. Mais moi, je m'instruis beaucoup, vous savez, avec Internet, mes livres. Voilà.
54:50
Donnez-nous des conseils. Ah bah bien sûr, c'est les accords Toltec.
54:55
Voilà.
54:57
Est-ce qu'il y en a d'autres que vous pouvez nous conseiller ? Parce que vous, vous êtes quand même une boîte à idées à vous toute seule et les trucs et astuces aussi. Donc, on ne sait jamais. On peut peut-être prendre d'autres idées, des idées lecture pour cet été ?
55:09
Jacques Salomé, ils connaissent Jacques Salomé.
55:13
Jacques Salomé, mais bien sûr. J'adore. Heureux qui communiquent. Oui, ça ce sont des vieux livres. C'est les premiers livres de développement personnel d'il y a au moins 30 ans ou presque 40.
55:25
Et puis Christophe André aussi, les trois amis en quête de Chazès.
55:29
Oui.
55:30
Ils étaient partis tous les trois en Dordogne pour parler de la vie, des questions qui se posent. Vous êtes très spirituel. Voyage au pays de l'amour de Jacques Salomé. J'en ai plein de Salomé.
55:42
Oui, c'était un monsieur à l'époque qui était écouté. Oui, oui.
55:48
Alors, qu'est-ce que vous vouliez nous dire sur l'accordéon ? Enfin, c'était le jardin.
55:51
Alors, figurez-vous que vous savez que j'ai mon Jean-François, là, qui fait du violon.
55:57
Oui, donc celui qui vient dans le jardin partagé.
55:59
Tu sais, ma réalité, j'ai un ami qui vient d'Alsace. Est-ce que ça te dérangerait si je te le présente ? Parce qu'il est sympathique et tout, mais il faut... Pourquoi pas, fais-le venir. Il va voir le jardin, on a tout brûlé, on a tout perdu dans le jardin, avec la chaleur.
56:19
Ah bah oui, là et là, sinon, il faut arroser tout le temps.
56:22
On a tout perdu, tout le travail qu'on a fait, on a tout perdu. C'est comme ça, c'est la vie que tu veux. Et il me dit, ben oui, fais-le venir, c'est dommage.
56:31
Plus on est de fous, plus on rit, c'est ça. Chez vous, dans votre ville de Foix.
56:37
Oui, ma ville préférée. Et...
56:43
Et puis, je vais venir tout ça. Donc, avec les copines, elles sont venues. On est sur la tonnelle là-bas le soir. On est bien. On a discuté. Et puis, on parle tout ça. Et puis, on parle de Jean-François, le violon, tout ça. Et il me dit, moi, je joue de l'accordéon. Je dis, ah bon ? Ah oui ? Et j'ai fait, moi, ça me ferait aussi, ça, l'accordéon, mais ça doit être facile à jouer. Mais ça, ça prend, c'est comme tout.
57:15
Et il m'a donné l'idée de faire ça.
57:18
Donc, vous, vous vous êtes mise à 66 ans.
57:20
J'ai fait un accordéon avant pour débutants. Écoutez, je suis prenante. Donc, je vais apprendre à jouer de l'accordéon. Il m'a donné un peu des notes.
57:31
Et je regarde un peu sur Internet aussi.
57:33
Donc vous allez vous mettre à l'accordéon maintenant, après le jardin partagé, après les lectures. Oui. Écoutez, moi je trouve ça génial. Il faut s'ouvrir un peu. De toute façon, vous vous réinventez tout le temps. Vous faisiez quoi ? Redites-moi ce que vous faisiez dans la vie comme métier ?
57:49
J'étais agent des services hospitaliers en psychiatrie à Marseille.
57:54
Ah oui, c'est ça. C'était du lourd.
57:56
Oui.
57:56
C'était du lourd.
57:57
Oui.
57:58
Oui.
58:00
Et maintenant, je me lance là-dedans.
58:05
Donc la prochaine fois qu'on vous a au téléphone, Marité, vous allez nous jouer un petit morceau.
58:09
J'y ai pensé, j'ai dit, si j'y arrive, il me dit, mais il n'y a pas de raison que tu n'y arrives pas. Alors figurez-vous, là, étonné, il me dit, mais tu sais que Jean-François, il me dit, mais tu sais qu'il y a une école de musique à toi là ?
58:25
À Foy, il y a une école de musique. Il me dit, oui, à côté de la caisse d'épargne, là, il y a une école de musique. Va te renseigner. Peut-être qu'ils apprennent à jouer de l'accordéon. Je lui dis, tu sais quoi ? Je vais y aller, tiens. J'ai pris ma cannelle et je suis allée à l'école de musique là-bas.
58:41
La cannelle, c'est votre chien ?
58:43
C'est ma petite chienne. J'en ai un en ce moment, le Milo. Parce que je garde les chiens, vous savez.
58:49
Ah, vous gardez les chiens aussi ? Vous êtes d'Occitane.
58:52
Oui, si quelqu'un a besoin de faire garder son toutou, il vient à foire, je lui garde le chien.
58:57
Ah, ça c'est bon.
58:58
J'ai des chiens, parce que les gens partent en vacances. Ils ne peuvent pas amener leur animal pour deux tas de raisons. Et finalement, je garde le chat.
59:12
Vous en avez combien des animaux au maximum ?
59:15
Là, j'ai mon petit Milo. Il est rigolo, c'est un petit caniche, il est sympathique. Il m'a mangé la... Je porte des lunettes, il m'a mangé le fil pour tenir les... Ah, le fil, oui. Oh, j'ai mis l'eau !
59:33
C'est pas grave.
59:36
Il est mignon comme tout. Il part de main. Ah oui. Moi, je suis admirative de votre dynamisme, Marité. C'est ma force, ça. Oui, on a l'impression que vous osez tout, vous autorisez tout. Vous êtes tellement tournés vers l'extérieur. C'est un bonheur de vous entendre. Vous êtes vraiment un mode d'emploi ambulant. J'adore votre énergie.
60:01
Mais oui, j'avais une copine, elle n'avait pas le moral, elle a 30 ans. Elle me dit, mais pourquoi tu n'as pas le moral ? Elle me dit, je ne sais pas, je commentais, tu ne sais pas, tu ne vas pas bien, tu ne sais pas pourquoi. Il faut chercher à comprendre. Alors j'ai dit, écoute, tu sais quoi ? Je vais te donner, oui, cela, la maîtrise de l'amour. Il va t'expliquer plein de choses là-dessus. Il faut que tu réfléchisses un peu. Hein ?
60:25
Il ne faut pas que tu aies... À 30 ans, on n'a pas le moral. Mais tu n'as pas de raison de ne pas l'être. Il faut toujours se battre dans la vie cocotte.
60:36
Mais vous, vous avez toujours été comme ça, là, avec la pêche ?
60:40
J'ai toujours été comme ça, oui. Je pleurais, comme tout le monde.
60:45
C'est une grande grâce d'avoir cette vision de la vie.
60:48
On a toutes les émotions, quand même, dans la vie. Je ne suis pas non plus imperméable, hein ? Mais je donne la pêche aux gens qui n'en ont pas.
60:58
Et vous avez des enfants, je ne me souviens plus.
61:00
Non, non, non, je n'ai pas d'enfants, je n'ai pas d'enfants. Non, non.
61:03
Non, mais par contre, vous avez plein d'amis.
61:06
Mais là, là, mes amis de foie, là, que j'ai fait le jardin partagé.
61:11
Non, eh bien, c'est super, quand même, parce que vous arrivez jusqu'à je ne sais combien de personnes.
61:17
On écoute un peu de la musique.
61:19
Mais comment vous allez faire à Carcassonne ou à Narbonne quand vous allez vous retrouver en appartement ?
61:25
C'est ce que mes amis m'ont dit, la marité, tu sais, tu viens partie quand même, tu vas me quitter. Attends, d'abord je ne vous ai pas quitté, et puis d'abord je ne vous quitterai jamais parce que je ne vais pas dire, c'est bon, maintenant vous ne me servez plus à rien. Non, non, non, je vous garderai votre ligne, je viendrai vous voir et tout. Mais de toute façon, tu sais, tu sais, je ne suis pas encore partie, je n'en suis pas là.
61:51
Et vous, ça ne vous fait pas peur de tout redémarrer ailleurs ?
61:58
Vous savez, j'ai toujours fonctionné comme ça, moi. Quand quelque chose ne me plaît pas, je change.
62:04
Et vous avez changé combien de fois ?
62:07
Ah ben là, je n'ai pas beaucoup changé, j'ai passé ma vie à Marseille.
62:12
Ah ben alors, vous me dites, moi quand c'est un bon plat, je change, je vous demande combien de fois vous avez changé, vous me dites, moi je n'ai pas beaucoup changé.
62:18
Oui, j'ai changé parce que je suis venu ici, j'ai fait une connerie, mais bon, je ne me plaisais pas en général.
62:29
Vous avez suivi un homme, je crois, c'est ça l'histoire, non ?
62:31
Oui, oui, oui, c'est intéressant ça.
62:33
Et qui vous a laissé juste en arrivant. Oui, c'est ça. Je me souviens.
62:37
Vous savez, le passé, c'est le passé. Je suis au présent.
62:39
Mais vous avez tellement raison. Vous pourriez nous parler du pouvoir de l'instant présent, des cartolés.
62:44
Oui, voilà. Et voilà. Donc voilà, je voulais partager mon accordéon.
62:53
Alors, vous avez été à l'école de musique. Et après, ils vous ont pris ?
62:58
De la ville de Foix ? Voilà, je n'ai pas fini. Alors...
63:03
Ils m'ont dit, oui, on fait des cours d'accordéon à foie. Ça, c'est formidable. Et j'ai fait, c'est combien ? C'est 193 euros de l'année. Ce n'est pas excessif.
63:17
Ah ben non, ce n'est pas cher du tout, 193 euros à l'année.
63:19
Voilà, je peux payer en deux fois. Ils m'ont dit, si vous voulez, on peut vous arranger. Entre mes chaînes et tout, ça va aller très bien. Et donc, je vais m'y inscrire. Oui.
63:31
Ah non, mais c'est génial, c'est génial.
63:33
Je vais aller m'inscrire là-bas. Et alors, il y a du saxophone, il y a du piano. En plus, c'est à côté de chez moi, dite. Alors là, je suis un peu étonnée. C'est étonnant que tu sais pas ça, toi.
63:45
Moi, ce que j'entends aussi, c'est que là, vous allez encore rencontrer d'autres personnes, hein ?
63:50
Ah oui, sûrement.
63:51
Alors là, entre les cours de sax, il doit y avoir du piano, l'accordé.
63:55
Alors on m'a dit, on m'a expliqué, on m'a dit, il y a une dame là qui a été super gentille. À Toulouse, il y a un magasin d'accordéons où on peut louer les accordéons pour 30 euros le mois.
64:12
Ça y est, tout est en place, là. Vous n'avez pas traîné, hein ?
64:15
Oui, oui, oui, oui. Je vais voir. Je suis contente. Et puis, vous avez une idée. Si j'arrive à apprendre comme ça...
64:24
que j'arrive à avoir des notes. Il m'a dit, mais tu vas voir, tu vas y arriver. Il faut le travailler, les instruments. Ce n'est pas en cinq minutes. Tu sais, un instrument, il faut mettre 20 ans pour apprendre bien comme il faut.
64:35
Alors, une fois que vous allez jouer quelques notes, c'est quoi votre idée ? Une idée à la seconde ?
64:39
Je vais aller jouer dans les EHPAD ou dans les musettes, les choses comme ça.
64:45
Faire danser les gens, comme je vois sur les vidéos, c'est sympa.
64:50
Carrément, vous allez donner du plaisir.
64:51
Mettre de la joie aux gens. Même dans la rue, je pourrais aller jouer sur les bancs là-bas. Ça attire des gens.
64:59
Vous savez quoi ? À chaque fois qu'on va avoir le moral à zéro avec Nicolas, on va vous téléphoner, Marité. Je pense que vous, vous êtes vraiment du bonheur en perfusion, vous.
65:11
Mais c'est ce qu'on m'a dit.
65:12
Ah bah oui, je ne suis pas étonnée. Un petit coup de téléphone à m'arrêter et ça y est là. On a envie de faire plein de choses. On a envie d'avoir des idées. Et surtout, on a envie de passer à l'acte.
65:26
Franchement, je vais vous dire franchement, en ce moment, on n'est pas beaucoup sortis parce qu'il fait de chaleur d'enfer.
65:34
Là, ça a baissé un peu.
65:37
À froid, il a plu. À 18h, je me suis mis dehors. J'ai apprécié la pluie. Ah, voilà.
65:46
Ah, voilà, c'est quoi? Ah, voilà.
65:48
Ah, voilà la pluie ? Voilà. J'étais contente qu'il pleut. Mes poules, elles m'ont fait deux oeufs. Aujourd'hui, c'est tellement chaud, elles ne me font plus des oeufs, les pauvres. Elles me font trop chaud.
66:00
Mais là, bon, ça baisse un petit peu cette semaine. Après, ça va remonter. Instant présent, comme vous l'avez dit. Instant présent.
66:05
J'étais contente qu'il pleut. Voilà. Je voulais vous envoyer ça. Je voulais...
66:13
Vous partagez votre nouvelle passion. Et puis surtout, je parlais de vous hier soir, donc il n'y a pas de hasard. Vous savez quoi ? Je pense qu'on va se donner rendez-vous à la rentrée. Je dis les gens qui sont seuls.
66:26
J'entends beaucoup qu'il y a beaucoup de gens qui sont seuls. Mais il faut s'ouvrir aux autres. Il faut faire quelque chose.
66:36
Oui, mais vous voyez, Nathalie et Madeleine, elles n'arrêtent pas de s'ouvrir aux autres. Elles font des tas d'activités et elles ne rencontrent pas.
66:43
Et oui, parce que maintenant, comme vous voyez, Jacques Salomé, il a écrit tellement de livres dans la communication. C'est que maintenant, avec tout le système qu'on a, on a... Regardez, on a la télévision, on a Internet. On fait tout pour isoler les gens, en fait. Vous voyez ?
67:00
Et oui. D'ailleurs, il n'y a qu'à regarder autour d'une table au restaurant, chacun son téléphone portable.
67:05
Écoutez, moi, l'autre jour, je suis allée manger toute seule avec ma cannelle au petit restaurant d'un côté. Ce n'est pas cher à Je regardais les gens discrètement avec mon bouquet. Vous savez, même les gens qui sont deux, ils sont seuls. Chacun était sur son portable. Les gens ne se calculaient pas, ils ne se parlaient pas, ils regardaient à droite et à gauche.
67:30
C'est tout le problème.
67:33
Heureusement qu'il y a des marités dans la ville de Foix. Je dis ça. Et heureusement qu'il y a des marités qui nous appellent à la libre antenne le soir pour nous donner la pêche. Merci beaucoup, beaucoup, marité. Je vous souhaite un bel été. Profitez bien.
67:44
Oui, moi aussi. Écoutez, je vous tiens au courant pour mon accordéon. Et si quelqu'un a un accordéon en me va, ça serait sympa.
67:52
Écoutez, déjà, la dernière fois, vous avez passé une annonce du côté de Narbonne et de Carcassonne, vous avez trouvé Jean-François. Donc là, pourquoi pas l'accordéon ?
68:02
Donc je vous dis à bientôt Marité. Passez un très bel été, prenez bien soin de vous. A bientôt.
68:17
Merci de m'avoir écoutée.
68:24
Merci, au revoir.
68:28
Merci de votre présence, de votre qualité de présence à nos côtés. 01 80 20 39 21.
68:35
01 80 20 39 21. C'est le numéro non surtaxé de notre standard. 7 39 21 précédé du menu. 75 centimes plus coût du SMS. C'est pour interagir avec les auditeurs et les auditrices que vous entendez en direct dans votre émission. Et puis vous pouvez nous écrire à libreantenne.
68:53
Christophe, je vous retrouve, on était en train d'évoquer justement les cœurs brisés, votre cœur brisé par cette femme qui fait trois pas en avant, deux pas en arrière depuis que vous l'avez rencontrée, avec cette connexion rare, précieuse, fabuleuse que vous vivez pour la première fois de votre vie alors que vous approchez la cinquantaine.
69:13
Elle aussi, elle a vécu, elle a quatre enfants, et depuis la semaine dernière, alors qu'elle vous envoie une chanson que nous avons sortie, qu'on écoutera tout à l'heure ensemble, d'Aliosha Schneider, qui est une déclaration d'amour tout de même, elle vous dit « Bon, maintenant, il faut arrêter de me contacter, il faut arrêter de rentrer en lien avec moi, j'ai rencontré quelqu'un d'autre, cet homme est fabuleux, il est extraordinaire », elle vous dit.
69:40
Et aujourd'hui, une semaine plus tard, vous êtes en train de nous téléphoner pour nous confier combien, je pense, vous êtes un peu perdu finalement, non ?
69:50
C'est ça, je suis perdu, dérouté et aussi triste en même temps.
69:56
Dans le flou. En fait, tout ça est généré par le flou. En fait, aucun de vous deux, vous savez où vous allez, vous voulez vivre avec cette femme, vous voulez l'aider à élever ses enfants. On disait juste avant le flash info que c'est une femme qui peut-être a peur de l'amour, peut-être a peur du bonheur, parce qu'elle a beaucoup combattu dans sa vie.
70:20
Mais elle, elle met beaucoup de flou. Elle ne vous sécurise pas du tout. D'ailleurs, on a Madeleine au 73921 qui nous dit qu'elle vous fait souffrir, qu'elle est centrée sur elle, que vous devriez arrêter cette relation qui vous torture. Vous n'avez rien construit. Christophe doit se protéger, nous dit Madeleine. Lou, elle, revient sur ce que je disais tout à l'heure. Moi, j'appelle ça le Bob l'éponge, mais effectivement, en thérapie, on parle de relation pansement.
70:43
elle dit nous que vous devriez vous préserver et cessez tout contact avec cette femme elle vous souhaite évidemment beaucoup de courage oui alors je vous disais vous attendiez à ses réactions je savais et c'est compréhensible mais ça serait trop simple en fait ça serait trop simple parce que je pense et je le pense encore maintenant au moment où je vous parle que c'est quelqu'un qui en vaut tellement la peine voilà qui en vaut vraiment la peine qu'on se batte. C'est peut-être l'amour qui ne fait pas voir toutes les choses.
71:17
Je ne sais rien, en fait. Mais je pense qu'elle a des circonstances certainement. Et puis, peut-être qu'elle... Est-ce qu'elle le faisait concernant ou pas d'organiser le flou ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, moi, je me dis qu'elle continue à me montrer... en tout cas avant la semaine dernière, à continuer à montrer de l'intérêt, ce n'était pas pour rien.
71:47
Moi, en tous les cas, ce que je pense, c'est que vous ne devriez pas renoncer. Mais par contre, bien en conscience.
71:55
C'est-à-dire que vous voyez, on va à droite, on gagne, on va à gauche, on gagne, on reste sur place, on perd. Et je crois que quand on a la chance de vibrer haut, comme vous l'avez fait tous les deux, et elle était présente aussi dans l'histoire, avec cette difficulté à réguler chacun les émotions, c'est vrai que parfois on est assaillis par quelque chose, on ne sait pas ce que c'est que cette lame de fond qui nous surprend.
72:20
il a toute la difficulté de retrouver un équilibre si vous restez bien en conscience l'amour est un risque c'est ça oui mais moi avec le temps qui passait j'étais quand même conscient je me laissais pas non plus manipuler moi je jouais ma carte aussi mais de toute façon il n'y a pas de manipulation il n'y a aucune manipulation dans tout cela c'est juste une femme qui à mon avis est fragile A sans doute des névroses qui ne sont pas réglées, mais bon, on arrive dans une histoire, chacun avec son histoire aussi, donc pourquoi pas.
72:56
Et je pense qu'elle n'a juste pas su trouver l'équilibre. Et ça lui a fait peur. Oui, oui.
73:02
Mais en fait, moi, je me suis demandé, et je me demande encore maintenant... Quand elle me lançait comme ça des perches, je me disais à quoi ça sert ? Parce qu'elle est trop intelligente et trop fine pour faire des choses qui n'ont pas de sens. Elle le sait que moi, je vais tout aussi réceptionner. Donc, il y avait quand même quelque chose de délibéré, de choisi.
73:37
Je ne sais pas. Elle m'a même été jusqu'à me dire que dans sa relation qu'elle a depuis janvier, qu'au début c'était tout rose, mais quand même qu'il y avait ça et ça qui ne lui contenait pas trop, qu'elle savait aussi qu'il y avait une maison de son côté, qu'elle avait une maison qui était quand même à 50 minutes l'un de l'autre. et qu'ils n'allaient pas lâcher chacun leur maison.
74:03
Ce que je trouve assez malsain, c'est quand même qu'elle vous raconte son autre histoire. Je trouve qu'encore une fois, elle ne vous préserve pas. Ensuite, on ne reste pas 7 heures au téléphone avec quelqu'un quand il ne se passe rien. Surtout quand on a 4 enfants, surtout quand on travaille, surtout quand on a un homme dans sa vie. Vous voyez, ça fait beaucoup de surtout.
74:23
Donc, vous n'arrivez pas à être ensemble et vous n'arrivez pas à vous quitter.
74:28
ce qui prouve bien la force de ce qui se passe.
74:33
Oui, la force de ce qui se passe, mais en même temps, pour l'instant, il ne se passe plus rien, donc moi je me dis... Moi, je me dis aussi, j'ai énormément envie de partager, de rencontrer quelqu'un, de vivre de nouveau une grande histoire d'amour, une belle histoire. Moi, je suis prêt à ça, j'ai envie. Je trouve que la vie est tellement plus belle à deux.
74:57
Oui, je vous comprends.
75:00
Maintenant, je peux patienter, je peux attendre, mais au bout d'un moment, moi, j'ai quand même... J'ai quand même envie de faire des choses de mon côté.
75:12
C'est toujours pareil. Soit vous acceptez de renoncer à elle et vous l'écoutez et elle vous tend une perche majeure. C'est-à-dire que dans ces cas-là, la nature ayant horreur du vide, vous allez créer du vide. Au début, ça va être douloureux. De toute façon, il faut se détacher. Donc, ça va être douloureux. Vous êtes déjà dedans, de toute façon. Et vous allez voir ce qui va se passer. À partir du moment où vous allez faire le vide en vous, petit à petit, évidemment que la vie, elle va vous reproposer des choses.
75:38
Et vous verrez ce que vous en faites. Ou alors vous ne renoncez pas à elle et vous verrez aussi où ça vous mène. Mais bien en conscience. Bien en conscience. C'est-à-dire que vous êtes acteur de votre vie du début à la fin. On n'est pas esclave de son émotion ou esclave de ses sentiments ou en mendiant de l'amour ou des choses comme ça.
76:03
Oui, je suis bien d'accord avec ça, effectivement. Mais en même temps, tout ne dépend pas que de moi. Le souci, c'est que je pourrais me dire que je ne renonce pas, comme je le fais depuis plusieurs mois, mais finalement, si ça n'aboutit pas...
76:25
Peut-être que son temps, il est un petit peu plus long que le vôtre pour prendre des décisions. Puis vous savez, si vous désertez la relation, ça va la bouger, parce que là, pour l'instant, vous êtes un élément extrêmement fiable. Vous êtes constant, toujours dans les mots d'amour, toujours dans la qualité de présence, justement, dont je parlais à l'instant. Si vous commencez à changer un peu la forme, ça va l'insécuriser. Il y a des chances qu'elle revienne vers vous, hein.
76:54
Parce qu'elle m'a l'air assez fusionnelle quand même, cette femme. Puis elle a du mal à rester seule tout de même, parce que je trouve qu'elle a été assez vite en besogne pour vous trouver. Puis ensuite, elle trouve quelqu'un d'autre.
77:06
Oui, elle a du mal à être seule. Elle me l'a déjà dit.
77:12
Donc, vous voyez, et puis des compagnons avec qui on peut faire des bouts de chemin, il n'y en a pas non plus toutes les cinq minutes. Oui.
77:22
Non, mais si j'entends ces mots, ces derniers mots, bon, apparemment, elle dit qu'elle a trouvé l'amour de sa vie, en fait.
77:29
Oui, alors il y a une part de jeu, une part de stratégie peut-être aussi. Elle a l'air assez impulsive, hein.
77:37
Oui, vous pensez... Est-ce qu'il y a des réactions ?
77:43
Il y a des gens qui... Oui, alors je vais vous les citer. Donc, on a une auditrice qui nous écrit « Je suis désolée d'insister, Christophe, mais si cette femme voulait vraiment être avec vous, elle n'aurait pas retrouvé un autre homme. Je comprends que vous tontiez le tout pour le tout, mais je vous conseille d'arrêter d'être trop gentil et trop présent. » Nous avons une autre auditrice qui dit « Je comprends Christophe, lui seul peut ressentir ce que cette femme lui apporte. Parfois l'entourage ne comprend pas. Vivez votre histoire, écoutez votre cœur. Une histoire, même courte, peut tout changer dans votre vie. » Voilà.
78:14
On a Marie qui dit « Prenez vos distances avec elle, ne répondez plus à ses messages et vous verrez bien sa réaction.
78:19
» Elle s'appelait comment la personne d'avant ? Elle n'a pas donné son nom. D'accord.
78:26
Donc, là, de toute façon, en tout cas, il n'y a pas de ratage, Christophe. Donc, soit vous prenez la route à droite, vous ne renoncez pas à elle, et puis vous allez continuer plus ou moins d'occuper le terrain. De toute façon, elle va revenir vers vous. Elle vous demande de ne pas la relancer, mais elle le fera.
78:41
Pour vous, elle va revenir vers moi.
78:46
Moi, je pense que, de toute façon, on voit bien, ça fait des mois qu'elle essaye. Elle n'y arrive pas.
78:53
Et le tout beau, tout neuf, avec sa grande histoire d'amour et l'homme parfait, j'y crois pas un instant. Après, faut pas que ça vous bloque, c'est pour ça que je vous parle d'être bien en conscience, parce que c'est pas évident de continuer sa vie, et de s'ouvrir à l'extérieur quand on a quelqu'un dans son cœur.
79:12
Moi, mon entourage et certains de mes amis me disent... reste quand même éventuellement présent, mais par contre ne t'empêche rien.
79:24
Voilà, c'est exactement ça. Mais en vérité, si le cœur est occupé, quand on est plein de quelqu'un, on ne peut pas être plein de quelqu'un d'autre. Oui.
79:41
Voilà. Et en même temps, même si vous décrétez demain de passer à autre chose, ce n'est pas parce que vous allez décréter que vous allez le faire. C'est Laurence. Elle nous dit, Laurence, c'est moi qui écris une histoire, même courte, peut tout changer, l'envie de lui donner une autre chance. Voilà.
80:01
Oui, oui, oui.
80:04
Moi, j'accompagnerai le mouvement intérieur pas à pas.
80:09
Pas, pas. Je ne choisirai pas de manière claire. Vous savez où vous en êtes, en fait. Donc, vous n'allez pas la forcer. Accompagnez le mouvement, tout simplement.
80:25
C'est-à-dire ?
80:27
C'est-à-dire, si elle se remanifeste dans 15 jours et que dans 15 jours, vous aurez peut-être envie de lui répondre, vous lui répondez. Et si vous n'avez pas envie de le faire, vous ne le ferez pas. C'est-à-dire, accompagnez votre mouvement intérieur à vous et le mouvement qu'elle va vous proposer aussi.
80:45
en vous alignant je crois que le plus important et c'est de ça dont vous avez été victime l'un comme l'autre elle allait passer très très vite d'un homme avec lequel elle n'avait pas fait le deuil à vous bon ça c'est évidemment pas il vaut mieux clore les histoires avant d'en démarrer une autre vous avez été saisis tous les deux par la soudaineté de cette histoire d'amour qui a pris forme très très vite de cette connexion etc et c'est aussi ça aujourd'hui qui vous c'est votre socle à tous les deux C'est pour ça que vous restez 7 heures au téléphone, encore, il n'y a pas très longtemps, donc c'est important.
81:20
Moi, je crois qu'il faut que vous avanciez avec ce qui se présente, sans vous mettre de barrière, ni dans un sens, ni dans un autre. D'accord.
81:27
Si, éventuellement, il y a quelqu'un qui a été séduit par ce que j'ai dit, ou par...
81:37
Mais qui veut rentrer en contact avec vous ? Pensez que vous êtes prêt ? Vous pensez que c'est un cadeau à lui faire à la personne qui va vous contacter ?
81:45
je peux avoir un autre coup de cœur. Voilà.
81:49
Ok. Bon, moi, je ne pense pas que ça marche comme ça non plus, mais c'est bien de...
81:57
Voilà. Je comprends que c'est votre manière de vous sauver.
82:02
Oui. Non, ce n'est pas me sauver en me remettant sur quelqu'un d'autre. Je ne suis pas... Moi, je pense...
82:13
pouvoir me réinvestir dans quelque chose si je vois que ça n'aboutira pas.
82:24
Moi j'aime bien aussi fixer des deadlines à un moment donné, parce qu'à un moment donné il faut quand même savoir trancher, on ne peut pas rester en disponibilité pour quelqu'un qui de l'autre côté ne sait pas sur quel pied danser, etc.
82:40
Donc, peut-être que vous pouvez aussi vous fixer une deadline. Et parfois, la deadline, elle peut être lointaine. C'est-à-dire, ça peut être septembre prochain, par exemple. Après, ça ne vous empêche pas non plus de passer un bel été, de voir des gens. Vous voyez ? Le cœur sera un petit peu lourd. Il ne faut pas vous mettre en attente. Mais, se fixer une deadline pour voir si les choses évoluent, pourquoi pas ? Et si là, ça n'évolue pas, à un moment donné, c'est bon. Quand on veut, on fait.
83:10
Pas d'intérêt, pas d'action, voyez ce que je veux dire. Elle, elle est quand même dans l'action jusqu'à maintenant. Elle nourrit aussi l'histoire, vous n'êtes pas tout seul.
83:17
Oui, oui, bah oui, oui. Tout seul, rien n'aurait fonctionné, en fait. Voilà, donc c'est qu'il y a du répondant, c'est qu'il y a un échange, c'est qu'il y a... Voilà, effectivement.
83:30
Moi je me fie beaucoup de l'auto-sabotage de l'autre côté. Si elle auto-sabote, elle ne voit pas, puis elle est en zone aveugle visiblement. Elle ne voit pas qu'elle auto-sabote, elle ne vous donne pas de vrais arguments pour parler dans l'histoire. Elle est très paradoxale. Elle vous envoie un signal, puis elle envoie le signal contraire. Donc on voit bien qu'elle est perdue.
83:49
Oui, ça, le côté paradoxal, ça, effectivement, c'est là que j'aimerais quand même comprendre, parce que du coup, c'est vraiment... Oui, mais il n'y a rien à comprendre si c'est sa structure, parce qu'elle ne l'a pas travaillée, vous voyez, elle est dans ses protections.
84:04
Elle est dans ses protections. Moi, c'est ça que je sens, après, bon, je ne la connais pas, ce n'est pas une patiente, on ne fait pas d'anamnèse, vous voyez ce que je veux dire, mais on sent qu'elle est dans ses protections. Et si elle ne voit pas qu'elle est dans ses protections, elle ne peut pas changer, c'est paradoxe.
84:22
Vous pouvez toujours lui dire tout ça si vous voulez, mais à un moment donné, en tout cas, on cesse de convaincre l'autre. Soit il veut, soit il ne veut pas.
84:31
Mais on ne perd pas de temps. C'est quand même ce que je me suis dit à un moment donné. Moi, j'aurais vraiment tout fait dans cette histoire, plus que j'aurais pu le faire avec peut-être n'importe qui encore pour l'instant. Et voilà, mais au bout d'un moment, c'est vrai que je ne peux plus forcer le destin, forcer, voilà, j'aurais tellement montré de choses et de sentiments et de bienveillance et de compréhension. de compréhension.
85:01
Ce qu'elle me disait aussi d'ailleurs. Moi, on ne m'a jamais parlé comme ça, on ne m'a jamais dit de mots comme ça.
85:11
C'est pour ça qu'elle est perdue. C'est pour ça qu'elle est perdue, évidemment. Elle est dans un autre monde. Elle est dans un nouveau monde. Et on peut comprendre que ça fasse peur quand on s'est battu toute sa vie.
85:26
Oui, elle me l'a dit qu'elle était dans un nouveau monde depuis qu'elle avait été quittée de...
85:30
ou elle avait été prise aussi pour une imbécile toute sa vie, pas bien traitée.
85:35
Oui, mais ce n'est pas à vous de porter toutes ces névroses, il faut qu'elle aille bosser en thérapie.
85:40
Oui, effectivement.
85:41
Oui, parce que là, elle vous charge de choses que vous n'avez pas apportées. C'est-à-dire, bon après, encore une fois, on n'est pas en train de la juger, on l'a tous fait dans nos vies. Mais voilà, elle vous dépose le paquet et fais avec ça comme tu peux. Et surtout, t'éloigne pas trop parce que comme tu m'aimes beaucoup et que j'aime être aimée aussi, parce que c'est très rassurant, vous voyez, mais elle est perdue, elle est perdue. On voit bien qu'elle est perdue.
86:09
Mais vous n'êtes pas le réparateur.
86:13
Oui, effectivement.
86:14
Et vous n'êtes pas le sauveur.
86:16
Ça, c'est un rôle que j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup endossé depuis que je suis ado, de ma qualité de vie.
86:22
Oui, on est en miroir, on est en train de travailler. Chacun travaille, chacun bosse sur lui-même. Et l'amour, c'est la caisse de résonance.
86:30
Oui, j'ai beaucoup absorbé les soucis, les problèmes. Ça, c'est quelque chose que j'ai beaucoup vécu.
86:37
Oui mais on voit bien que là il y a un problème de maturité émotionnelle. Alors parfois on est dedans et on le sait et on ne sait pas comment on va s'en sortir. En général on va vite fait bien fait chez le psy pour éviter de pourrir la nouvelle histoire d'amour qui pointe le bout de son nez. Mais il y a quand même du travail et puis parfois on ne voit pas. Et elle j'ai la sensation qu'elle n'a pas vu.
87:03
Elle est encore dans des pulsions, la pulsion de rester 7 heures au téléphone avec vous, la pulsion de vous envoyer la chanson, mais en même temps, entre les deux, il n'y a pas de travail personnel.
87:15
Oui, ça elle me l'a dit, moi je ne vais pas avoir de psy, je laisse faire les choses.
87:27
Mais ça ne marche pas du tout comme ça.
87:29
Non, ça c'est pas possible quand on voit son état émotionnel. Donc non, ça marche pas. Mais peut-être qu'elle ira voir le psy quand même, parce qu'elle va être triste peut-être, vous allez vous éloigner un petit peu, vous allez peut-être l'écouter, et elle va peut-être en être très triste, vous allez lui manquer sans doute.
87:49
Là en tout cas, moi, la décision est prise, pour l'instant, avec le message qu'elle m'a envoyé, de ne plus la contacter. En tout cas, ce ne sera pas moi qui fera le premier pas. Même avec un message assez banal, je ne vais pas la relancer. On va voir. Mais en même temps, je ne vais pas toujours être en attente de ça.
88:11
De toute façon, il ne faut pas vous mettre en attente. Après, c'est facile à dire.
88:16
Voilà, c'est facile à dire. Parce que vous, ça vous insécurise aussi beaucoup. On a Émilie qui vient de composer le 01 80 20 39 21. On va écouter Émilie Christophe.
88:25
Bonsoir, Émilie. Bonsoir, ça me touche beaucoup parce que je m'y retrouve un peu. D'ailleurs, je pensais vous appeler et je rappellerai dans quelques temps. Alors, je voulais savoir si Christophe avait partagé le quotidien avec cette femme.
88:40
Non, on n'a pas partagé le quotidien. Ah oui ?
88:44
Oui, on n'a pas partagé de quotidien. Moi, je suis allé deux ou trois fois chez elle. J'ai vu une partie de ses enfants. Mais c'était très ponctuel. Mais je n'ai pas partagé de quotidien avec elle. J'avais l'envie.
89:00
Oui, mais j'ai bien compris. Oui, mais...
89:08
Je pense que oui, le quotidien, c'est le quotidien. On voit si l'amour est... Le quotidien partagé, je trouve que ça détermine beaucoup de choses, malgré tout.
89:21
Ah oui, mais avant de partager le quotidien, il faut quand même... Oui, mais là, elle ne propose rien.
89:26
D'ailleurs, c'est histoire qu'elle a rencontré un autre homme. On se demande si c'est vrai ou pas vrai.
89:32
C'est vrai parce qu'elle a même été juste comme envoyé des photos.
89:43
C'est pour ça que je vous disais, moi c'est la seule chose qui m'interpelle, c'est le fait qu'elle aille vous raconter ses autres histoires de cœur, donc elle ne vous préserve pas, mais encore une fois, elle est enfermée dans son truc, elle est enfermée dans son propre système, elle ne voit pas, elle ne voit pas du tout.
89:59
Oui. Alors, je me suis demandé, est-ce que c'est vraiment pour me faire comprendre définitivement les choses qu'il faut que j'arrête en m'envoyant ces photos et me disant qu'elle avait rencontré l'homme de sa vie, qu'il était merveilleux ?
90:11
Je ne sais pas. Alors, Laurence, au 73921, pense l'inverse. Elle dit que le fait de vous dire qu'elle a rencontré l'homme de sa vie, ce n'est pas anodin. Elle souhaite vous faire réagir. Moi, je ne suis pas tout à fait d'accord là-dessus. Je trouve qu'elle ne vous préserve pas. Mais elle est très immature émotionnellement.
90:27
Oui, elle joue sur plusieurs tableaux, c'est pas...
90:29
Mais je ne pense pas que ce soit conscient.
90:31
Oui, oui.
90:31
Oui, voilà. Effectivement, elle joue sur plusieurs tableaux, ça fait un dénièrement, on ne peut pas dire le contraire. Mais, voilà, je ne pense pas que ça soit ni calculé, ni vraiment conscient.
90:45
Non, non, je ne crois pas du tout. Je crois qu'on est vraiment dans une forme d'immaturité émotionnelle. La question que vous pouvez vous poser, Christophe, c'est de vous dire, est-ce que ça peut vous convenir ? Parce que là, vous, vous êtes plein d'amour ?
90:57
L'amour ne suffit pas. Ce n'est pas sur l'amour qu'on construit une vie de couple. On construit sur le respect.
91:04
Vous êtes prêts à beaucoup donner. Moi, je me retrouve un peu dans votre forme de caractère, à beaucoup prendre. Mais il y a un moment... Moi, je pense que... Vous avez raison pour l'instant, prendre un peu de... De recul. Mais vous êtes un homme bien. Je crois que vous avez des qualités pour rendre vraiment une femme heureuse et...
91:26
Oui, et inversement. Et trouver une femme qui va vous rendre heureux aussi, c'est dans les deux sens. Et vous savez, dans les textes anciens, ce qui est écrit, on en parlait avec Maël Laurent à la peau, justement, c'est que c'est quoi l'amour ? C'est quand le cœur remet son pouvoir à la raison. Alors, dit comme ça, c'est pas glamour, mais c'est le secret des amours durables. Oui, effectivement. C'est une belle phrase. Ah.
91:54
Donc, moi, je vous inciterai... Vous avez fait un travail psy, vous, ou pas, Christophe ?
92:01
Alors, moi, je suis... Moi, perso... Alors, je suis praticien en hypnose.
92:08
Ah, oui, d'accord. Donc, oui, vous avez donc un langage de... Oui, voilà. On en parlait aussi avec Maristelle.
92:13
En plus, je vous mettais d'éducateur, parce que je suis éducateur, je suis praticien en hypnose, hypnose... et PNL. Ce n'est pas pour autant qu'on arrive à bien... Je sais aussi la façon d'un petit peu prendre les choses et de travailler un petit peu.
92:29
Oui, on n'est pas à même de se soigner, mais en tous les cas, vous pouvez poser un regard sur la situation avec d'autres biais que quand on n'a pas fait de formation. Voilà, c'est ça. Vous êtes moins dans l'illusion que si vous n'avez pas été formé. C'est ça.
92:48
Et puis, j'ai un psychologue coach spécialisé dans tout ce qui est HPE.
92:57
C'est un petit peu particulier quand même. C'est un psy qui me convient bien et qui me connaît bien.
93:07
C'est quoi la différence pour les auditeurs qui nous écoutent justement ? Ou alors on se redonnera des rendez-vous pour en parler. Moi je suis là jusqu'à mi-juillet. Justement quand on est HPE sur une situation comme celle-là, qu'est-ce qui est différent de quand on ne l'est pas ?
93:25
Qu'est-ce qui est différent ? Mais en fait, c'est... Moi, je vais avoir du mal à être modéré, en fait.
93:35
C'est le trop. C'est le trop plein.
93:38
C'est le trop plein. Tout est trop, en fait. Pour prendre une certaine distance, ça va être compliqué. C'est pour ça que je vous ai appelé, en fait. Pour avoir des avis... Les avis que j'entends, je les ai entendus autour de moi, que ce soit d'un côté ou de l'autre, je les ai entendus, mais c'est quand même bien d'entendre. C'est-à-dire que moi, là, je suis pris dans mon tourbillon.
94:06
Oui, c'est ça, intérieur. Et vous êtes obsessionnel ou pas ?
94:11
Un petit peu, en fait.
94:14
Là, ça va quand même un peu mieux, mais pendant un moment, c'était obsessionnel. C'est-à-dire que mes pensées tournaient en boucle autour d'elle. Qu'est-ce qu'elle fait ? Je savais qu'elle était libre.
94:27
Avec des symptômes physiques ou pas, Christophe ?
94:30
Comment ?
94:30
Avec des symptômes physiques ? Genre le nœud à l'estomac, mal au ventre, des choses comme ça ?
94:36
Non, pas trop encore. Les symptômes physiques, non, ça va.
94:42
C'était vraiment dans la tête. Déjà qu'un HPE a l'esprit qui tourne toujours. On est toujours en train d'analyser, d'essayer de comprendre pourquoi, de faire avec nos ressentis de tout ce qu'il y a autour de nous dans le monde professionnel, personnel. Déjà, c'est un peu compliqué. Mais en plus, là, c'était vraiment...
95:10
je tournais en rond autour d'elle. Et aussi, le HPE a aussi horreur de l'injustice et cette situation me paraît très injuste. Je me dis pourquoi, je me suis dit des fois pourquoi je l'ai rencontré, pourquoi je dis ça, pourquoi j'ai vécu une telle histoire au début tellement intense et maintenant que ça s'arrête.
95:33
Vous allez mettre du sens dessus, de toute façon, forcément, parce que ça n'arrive pas gratuitement. Oui, Émilie ?
95:39
Excusez-moi, je vous ai coupé. Je pense qu'elle a vu en vous quelque chose de lumineux et de bien. Et quelque part, elle est attirée et en même temps, elle a un peu peur. Mais c'est ses peurs à elle. Je trouve qu'en ce moment, tout le monde parle, on veut une belle histoire d'amour et tout. Mais je pense que moi aussi, je suis hypersensible et il y a beaucoup de gens qui ont peur d'aimer et de s'engager. C'est triste, c'est...
96:05
Alors que c'est la plus belle chose, voilà.
96:09
Oui, parce qu'on peut le vouloir et surtout saboter.
96:12
Mais bon, vous, vous avez fait un travail sur vous, elle, elle n'a pas fait. Moi, je m'aperçois, comme vous l'avez redit récemment, quand on avance et qu'on a fait déjà un travail sur soi, on continue sans être toujours obsédé d'analyser, mais il n'y a pas la même vision des choses.
96:29
Voilà.
96:30
Et en plus, il y a là quatre enfants, elle est hyper prise. Enfin, je ne sais pas comment elle gère, je ne sais pas ce qu'elle fait, je ne sais pas. Mais elle a vu en vous quand même quelque chose qui est solide, qui est... Rassurant, rassurant, rassurant. Et en même temps, c'est un peu... Je me retrouve un peu sur certains points, donc c'est pour ça que je me permets de...
96:53
Vous avez eu raison, c'est le principe de la libre antenne.
96:57
Mais moi, c'est pour ça... Vous vous retrouvez en elle, c'est ça ?
97:04
Non, pas en elle, comme plutôt votre façon d'être. Voilà.
97:12
En tout cas, merci beaucoup, Émilie. Alors, ce qu'on va faire, Émilie, puisque vous vouliez nous parler aussi de votre histoire d'amour, on va se donner rendez-vous demain.
97:19
Ça vous va ? Non, plutôt dans quelques temps, on va essayer de... Ah, c'est trop frais, c'est trop frais. Oui, oui, oui.
97:26
Vous avez quel âge, vous, Émilie ?
97:28
On s'était déjà parlé en 2025, en décembre 2025. J'ai 63 ans, voilà.
97:35
D'accord. Et on s'était parlé déjà de cette histoire d'amour ?
97:38
De certaines choses, oui, oui. On s'était parlé comme ce que vous avez eu au niveau santé. Et puis, voilà. Et...
97:47
Oui, aussi, voilà. C'est un peu confuse, là, mais ce soir, c'était complètement inattendu parce que je m'étais dit, j'appellerais dans quelque temps Valérie Darmont. Je suis les émissions de Marie-Estelle Dupont, quand elle n'était pas encore très connue. Et puis, je m'étais dit, bon, est-ce que j'appellerais...
98:08
avant les vacances ou au retour. Donc je vais voir comment je... Voilà, parce que moi aussi, il y a des choses qu'il faut que je digère et ce n'est pas si simple. Mais le témoignage de Christophe m'a touchée. Je me suis dit, voilà, je prends la peine d'appeler.
98:26
Vous avez bien fait, vous avez bien fait.
98:28
Et que d'amour... Voilà, mais...
98:33
C'est triste en tous les cas, quand l'amour se présente, de venir le bouder. Et ça, ça met quand même hors de soi. Mais en même temps, on ne force pas les gens. Et si l'autre ne voit pas, alors...
98:51
Les nuances, les subtilités, les sentiments... Ils ne sont pas bien traités en ce moment, je trouve. Heureusement qu'il y a des fois des belles histoires.
99:04
Et pour moi, l'amour est sacré.
99:06
Ah bah oui, mais vous avez raison. Ah bah bien sûr. Je suis bien d'accord avec toi. Sacré et concret.
99:12
De toute façon, le sacré et le concret vont ensemble.
99:16
Exactement. Et puis surtout, l'amour permet justement de naviguer entre les deux mondes, ainsi que la sexualité. Parce que faire l'amour par amour, c'est différent aussi du reste.
99:28
Donc quand on a la chance d'être aligné sur les trois plans, c'est dommage de ne pas oser ou de ne pas aller bosser sur soi pour le vivre.
99:34
Et puis, bon, comme ça, Des gens qui passent d'une personne à l'autre, ce n'est pas ça.
99:43
Mais parfois, on a quand même des incapacités. Oui, tout dépend de ce qu'on a vécu. On sait qu'on a des incapacités et on ne sait pas en combien de temps on va réussir à devenir apte ou à devenir capable, même si on a une volonté de faire pour y arriver. Mais Christophe, je vous invite tout de même à vous interroger aussi sur ce que ça dit de vous, tout cela.
100:09
Je sais que vous êtes accompagné par le coach qui est hypno aussi, mais ça dit des choses de vous quand même.
100:16
Alors là, vous allez ouvrir quelque chose. Qu'est-ce que ça veut dire ça ? M'interrogez sur moi.
100:22
Oui, bien sûr, parce qu'on ne vit jamais les choses par hasard.
100:25
Oui, d'accord, mais on est là pour travailler. Regardez, on a une auditrice, mais vous connaissez forcément, puis moi je suis Jungian aussi, elle dit protégez-vous monsieur de cette femme instable volontairement ou non, occupez-vous de vous, concentrez-vous sur vous, consultez pour vous, pas pour elle, lisez ou écoutez des vidéos sur le grand psychiatre Carl Jung qui vous aideront.
100:55
Moi, j'ai envie de vous dire, mettez-vous du quotidien, chaque jour, le plus plein possible, le plus rempli possible. Ne l'attendez pas et puis en même temps ne fermez pas la porte. Voilà ce que j'ai envie de vous dire.
101:10
C'est très difficile.
101:13
Très difficile. Dès qu'on parle d'amour, c'est très difficile, de toute façon.
101:17
Oui.
101:17
Je vous rappellerai peut-être pour vous donner des... Oui, des nouvelles, avec plaisir.
101:22
Vraiment, avec grand plaisir. Et Émilie, vous le savez aussi, l'antenne vous est ouverte, vous est offerte.
101:29
C'est pas du tout, mais si Christophe a besoin de changer, en toute sincérité, en toute honnêteté, voilà.
101:39
Avec plaisir, on donnera vos coordonnées à Christophe et puis vous verrez si vous restez en lien ou non.
101:46
D'avoir cette sensibilité côté masculin, c'est quand même plus rare.
101:52
C'est rare, mais c'est parce qu'il sait qu'il est aussi au potentiel émotionnel, donc forcément il est moins pudique sur ses sentiments, bien sûr !
102:00
Mais c'est une qualité d'être hypersensible.
102:02
Oui, je suis d'accord avec vous.
102:05
Lorsqu'on vit actuellement, c'est des hypersensibles qui auront raison, même si on souffre, mais c'est nous qui aurons raison.
102:10
Mais bien sûr, parce que c'est le cœur quand même qui est là et qui est présent, même si parfois il est trop grand ouvert et même si parfois il peut se briser. Je ne me souviens plus du nom japonais, de la maladie du cœur brisé. Mais c'est mieux d'être de savoir et d'être connecté à son cœur, vraiment.
102:22
C'est sûr qu'on passe par des moments très difficiles et on retourne ça contre soi et c'est très dur.
102:28
Alors, je vais vous laisser, Émilie et Christophe, et on va passer à Lyosha Schneider ensemble.
102:38
Tout simplement. Voilà. Et je vous dis à tous les deux, à très très bientôt, et prenez bien soin de vous.
102:46
L'un comme l'autre.
102:49
Très bien. Merci beaucoup Valérie. Avec plaisir.
102:51
A bientôt. Au revoir. Au revoir.
102:58
Europe 1, 22h30, 1h.
103:03
La libre antenne.
103:05
Valérie Darmon.
103:11
01-90-20-39-21. 01-90-20-39-21. Vous connaissez ce numéro. C'est le numéro de notre standard. Il est non surtaxé. 7-39-21 précédé du mot nuit. 75 centimes plus coup du SMS. Vous pouvez nous écrire pendant toute la durée de l'émission jusqu'à 1h du matin. Et si vous voulez qu'on vous rappelle, surtout laissez-nous votre numéro de téléphone. libreantenne.europ1.fr, c'est notre adresse mail. Thierry, je vous retrouve.
103:39
pour que vous nous racontiez la suite de cette histoire farfelue et néanmoins réelle c'est à dire que mardi dernier vous avez appelé le SAMU parce que vous avez eu peur vous avez préféré être prudent à cause de la chaleur vous avez 70 ans
103:55
Oui, mais ce n'est pas à cause de la chaleur. J'avais tous les mots qui prévient un infarctus.
104:02
D'accord. Alors, vous appelez le SAMU, ils vous répondent, ils vous envoient les pompiers, et la première, c'est pour ça que j'ai cru que c'était une blague au départ, les pompiers vous disent, au lieu d'appuyer sur l'interphone, parce qu'ils vous ont au téléphone, vous leur parlez normalement, etc., ils vous disent, jetez les clés par la fenêtre.
104:20
C'est pas drôle. C'est marrant. Non, mais sans doute, je ne rigolais pas. Mais vous avez raison, Valérie. Aujourd'hui, j'en ris.
104:29
Voilà. Et là, vous leur dites, ben non, mais puisque je peux vous parler, appuyez sur l'interphone.
104:33
Je suis au deuxième étage. À moins qu'ils franchissent les clôtures des voisins, voilà.
104:39
Et puis, ils vous disent, on va rester en ligne. Ils ont raison, parce que c'est le premier réflexe. Et finalement, ils raccrochent.
104:44
Ils raccrochent, oui.
104:46
Alors, je vous laisse poursuivre l'histoire.
104:48
Oui, alors, il rentre tous les trois. Il y avait deux hommes et une femme. Donc, tension, un taux de cirque. Et puis, il y en a un qui était occupé au téléphone. Il rendait compte au médecin.
105:01
Et bon, très bien, ça se passe globalement bien. Et puis, il y en a un qui devait pouvoir se détendre. J'ai une canne télescopique pour prendre des objets qui tombent par terre, vous voyez ? Oui. Et donc, il prend la canne, il prend du ski au bois avec la canne. J'ai dit, bon, ils s'amusent, les jeunes, ils s'amusent. Bon, c'est ce que la fin va. Et Harry, alors il était trois. Harry, donc le SAMU. Le SAMU, il était quatre. Donc, ça fait sept en tout.
105:29
Oui ?
105:30
Et le SAMU arrive, donc alors ils commencent à sortir les gros appareils, ils font leur job, et puis une personne du SAMU me dit « mais il fait trop chaud, ils remontent la baie vitrée de mon salon », et je leur dis « attention, on n'aime pas sur le balcon, parce que j'ai un sinistre, au-dessus il y a une dame qui est handicapée, et il y a des gens qui entretiennent des fleurs, il y a plein de terres, ça a abîmé le balcon, etc., j'ai un contentieux qui est au syndic actuellement ».
105:59
Eh bien, c'est les deux personnes dans le balcon, avec des vodkas, qui discutent, qui taillent le cras, comme aussi, sur le balcon. Bon, là, je commençais, là, c'est bon. Je suis un peu maniaque, je reconnais, je suis un peu maniaque. Et donc, quand j'ai eu des examens, patati, patata, et puis, ils prennent la télécommande, ça sert à quoi ? Ah, mais, ah, mais on a mis des trucs ici, là-bas. Et puis, est-ce que je peux boire un verre d'eau ?
106:31
Oui, mais par contre, j'ai du bouclage sans sucre, mais je n'ai pas d'eau et je n'ai pas de verre. Je bois la bouteille. Vous n'avez pas de verre, vous ? Non, je bois la bouteille.
106:40
Vous vivez minimaliste, minimaliste.
106:44
Oui, ce n'est pas de l'alcool.
106:45
Non, j'ai bien compris, mais vous ne recevez jamais personne. Ah non, je suis tout seul. D'accord, mais il n'y a jamais personne qui vient vous voir, vous n'avez pas de verre.
106:54
Non, je ne sais pas si je dois avoir un ou deux verres, mais ça va être un verre à vin et un verre à bière. D'accord. Et puis, moi, la vaisselle, je la fais tout de suite, etc. Donc, je n'aurais pas sorti un verre à vin ou un verre à bière pour le bord de l'eau.
107:09
D'accord.
107:10
Donc, vous leur dites... J'ai proposé du coca sans sucre. D'accord. Il n'a pas voulu. Ce n'est pas grave, c'est son choix. Moi, je...
107:18
Et donc, ils examinent l'examen, et puis à un moment donné, les pompiers sortent, et ils reviennent avec une espèce de chef brillante, qui monte devant moi, et donc ils discutent entre eux avec le SAMU, et les deux personnes du SAMU sortent du balcon et viennent au salon, avec la pompe brillante, bien croûteuse. Voilà, alors je commençais à prendre une petite colère, voilà, Et puis bon, il me dit, Thierry, vous allez vous asseoir sur le fauteuil là, on va vous porter.
107:54
J'ai l'invité de rigoler parce que je suis toujours positif, même dans des cas bramadis. J'ai l'écouté, il faudra être penseur parce que si vous voulez m'acheter mon poids en sucre, il va falloir vous acheter une raffinerie.
108:09
D'accord, vous êtes plutôt barraqué ?
108:11
Oui, plutôt. Mais ça ne nous a pas fait rire du tout. Bon, j'ai dit, ben, allez, pas bon, Thierry ? Et j'ai dit, mais je me suis dit, non, non, c'est pas la peine. Ça n'a pas les chaussettes. Bon, allez, on vous embarque. Et là, ça commence. Là, ça a commencé parce que là, ça devient très intéressant. Ils me mettent dans le couloir, au deuxième étage, et ils me mettent face à l'influenceur. Parallèlement, il y a quatre personnes qui sont dans mon appartement.
108:37
Et le pompier me demande les clés. Donc, je donne la clé, il va fermer. Non, non, non. Il appelle l'ascenseur et l'ascenseur s'ouvre. Ils veulent me porter pour me mettre un truc. Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non. Alors, la jeune fille, elle dit, chef, chef, il y a un problème. Je dis, ben oui, il y a un gros problème. Et qu'est-ce qui se passe ? Il se passe, il y a quatre personnes chez moi.
109:06
et que vous allez les faire sortir, et que je vais vous demander de fermer devant moi, d'accord ? Et puis de me donner les clés. Ah, monsieur n'a pas confiance.
109:17
C'est pas une question de conscience, c'est une question que je suis chez moi, quoi. Vous voyez ? J'ai mis ma tos informatique, j'ai un home cinéma, enfin j'ai plein de choses, quoi.
109:28
Oui, puis vous aviez l'air complètement conscient, quand même. Bon, ils font bien leur travail, mais vous étiez tout à fait... Vous facultez, bien sûr.
109:36
Mais totalement faculté, parmi les douleurs. Mais le fait est que, déjà, ce qui m'a alerté un petit peu, c'est le fait d'aller sur le balcon, qui était très dépressant, là.
109:45
Et chez moi, c'est propre.
109:48
Il n'y a pas que ça. Il joue avec la canne télescopique. Oui, oui. Il joue sur le balcon.
109:54
Il taille une basette. Il n'y a pas que ça. Et donc, pas de chaussures, toujours. Et donc, le pompier, le chef, il dit, bon, bon, monsieur, monsieur demande à ce que vous sortiez. C'est pas très agréable. Alors, les gens en randonnions, ils sortent. Et je lui dis, mais en plus, vous fermez devant moi, s'il vous plaît. Ouais, d'accord, d'accord. Il ferme devant moi. Je lui dis, vous donnez la clé. Il met la clé dans la sacoche qu'il avait prise, où j'avais pris mes papiers, etc.
110:29
Mais il ne m'a pas donné les clés.
110:31
Donc, on arrive à l'ambulance. Et alors, autant vous dire que dans mon bâtiment, il y a des gens qui ont vu parce qu'il y a deux voitures et les gyrophares. Donc, il y a trois heures, deux heures et demie du matin. Il y a des gens qui avaient allumé. Ça, c'est tout à fait normal. Les gens avaient allumé le couloir. Mais regardez aux fenêtres, vous voyez ?
110:52
Oui, oui. C'est souvent le cas quand il y a des ambulances ou les pompiers.
110:55
Oui. Alors, vous savez, si un jour...
110:58
Si une femme se fait violer, il ne faut pas crier au viol. Parce que les gens vont se mettre au fenêtre. Si vous faites violer, il faut crier au feu. Là, les gens vont sortir. C'est la France d'aujourd'hui. Et donc, je suis dans l'ambulance.
111:15
Et je demande à récupérer mon sac. Et la jeune femme, très sympa, me dit « Non, le chef ne veut pas jouer en dessous du sac. » Et puis, avant de finir, avant d'arriver à l'hôpital, j'ai eu l'ordonnance. Je lui dis « Votre chef, il a pris l'ordonnance.
111:30
» Tous mes traitements, parce que j'ai 4 LB quand même. Et donc, oui. Ah non, mais je vous ai peut-être caché par jour. Je suis une pharmacie ambulante. Et j'ai eu un mâle couleur. As-tu prêt ? Bref. Ce qui est génial, c'est qu'en fin de compte, j'arrive à l'urgence. J'ai quatre personnels qui m'ont attendu dans la salle d'échoquage. Je n'ai pas attendu une minute, rien. Ils m'attendaient.
111:57
Voilà, génial. Là, c'est tout à leur honneur.
112:01
Il faut saluer quand même le personnel médical.
112:04
C'est ce que je dis. Je dis génial. Je dis la pure vérité. Je ne sais pas.
112:10
C'est pour ça que je ne veux pas donner de nom, parce que les uns qui font des bêtises et les autres font le super boulot. Il n'y a pas... Autant je peux dire l'hôpital où ils font... Si, je peux le dire, c'est Orléans. Pour l'hôpital, c'est un chair d'Orient. On se hurlante chaque fois. Et donc, tout se fait. Donc, je vais au plus vite. Et à un moment donné, dans l'après-midi...
112:32
Donc, je n'ai pas pu boire. J'avais soif, mais je n'ai pas pu boire. J'avais des nausées. Donc, ils m'ont amené à un récipient pour que je puisse revenir. Et en fin de compte, plusieurs clous de sang, prise de pension avec les familles, etc. Et un médecin me passe dans l'après-midi à un stagiaire. Très gentil, il m'a dit « Bon, ben voilà, on doit vous faire un examen. » mais là, pour l'instant, ce n'est pas possible. Comme votre pension, vous étiez à 19 et 15.
113:05
Je ne sais pas. Je suis beaucoup. Oui, oui. Des fois, je suis monté à même de 14. Oui, effectivement. Et je ne pouvais même pas tenir un silou, vous voyez. Et il m'a dit, bon, mais comme on est coincé, là, il y a deux solutions. Soit on vous laisse repartir et on vous reconvoque pour faire cet examen. Je sais pas comment ça s'appelle cet examen.
113:28
C'est comme un scanner, si vous voulez prendre un tunnel, mais par contre, ils analysent tous les organes. Et je l'ai fait il y a deux ans, ça a duré trois, quatre heures, mais j'ai cru crever. Crever, ça faisait mal et ils commencent à mettre des poids sur vous. Je ne sais plus comment ça s'appelle. Ils vous mettent un réactif avant. L'IRM, vous voulez dire ?
113:58
Un IRM, non ? Un IRM ?
113:59
Oui, ce n'est pas IRM. Ce n'est pas un IRM. Je vais vous le dire parce que j'ai dû le marquer dans Rendez-vous.
114:09
Bon, ce n'est pas grave. Sinon, poursuivez, Thierry, de toute façon.
114:12
D'accord. Donc, en fin de compte, ils m'ont rappelé le lendemain et je n'ai pas eu rendez-vous. Et donc, le médecin me dit « Vous pouvez partir. J'ai dit « Est-ce que vous pouvez me faire un bon transport ? » Je suis tout seul et je suis handicapé, en plus. On me dit, ouais, mais le bon de transport, je ne peux pas vous le faire. Je dis, pourquoi ? On me dit, parce que, dès lors des urgences, je n'ai pas de maladie. Je dis, non, ce n'est pas de maladie, mais je suis un ami.
114:42
Ouais, mais le patron ne va pas être content. C'est moi qui vais devoir payer le transport. Je dis, non, mais vous n'êtes pas le gère, en plus, je ne vais pas...
114:55
Et j'ai dit, bon, écoutez, je vais appeler un papier, et puis voilà, d'accord. Alors là, ça va être très négatif, ce que je veux dire. Je vais donc à l'accueil des urgences, et j'ai trois personnels féminins où j'aurais pu être des hommes, c'était pareil. Elles m'agrandent des poches, je suis en train de discuter, pourquoi pas. Et je regarde, et elle se dit, bon, là, on ne va pas lui discuter, mais je suis patient, je ne vais pas la tête, je vais lutter, et là, là.
115:25
« Oui, c'est pourquoi ? » « Est-ce que vous pouvez m'appeler un taxi ? » « Parce que la 5G ne passe pas là. » « D'accord, elle me pose un numéro, elle me tend le téléphone. » En fait, je discute avec un standardiste et j'étais toujours pieds nus, bien sûr.
115:42
Oui, parce que vous étiez partie de chez vous.
115:45
J'ai dit, je vais voir une intervière, j'ai donné-moi quelque chose. Parce que si je me promène dans la rue comme ça, les flics, ils vont m'arrêter, ils vont croire que je me suis échappé d'un hôpital psychiatrique.
116:04
Regardez, c'est vrai en plus. Non, mais là, vous étiez dans le hall de l'hôpital, donc de toute façon, vous allez monter dans le taxi juste devant.
116:10
Oui, mais le problème du taxi, j'ai dit, mais ça a posé le problème. Parce qu'il va me prendre, ok, je vais le payer, oui, mais je vais le payer, mais ma carte bleue est au deuxième étage.
116:19
Et le taxi ne va pas monter au deuxième étage. Quand vous prenez le taxi, il ouvre la porte.
116:24
Non, mais c'est un taxi médicalisé que vous preniez de toute façon. Non, non, non, c'est un taxi normal. Ah oui, d'accord.
116:29
Le gars, il n'en a rien à foutre. Il va ouvrir la porte peut-être, parce qu'il est mal, mais c'est tout.
116:35
Mais vous, quand vous aviez préparé votre petite sacoche et tout, vous n'avez pas pris les cartes bleues ? Ou la carte bleue, non ?
116:41
Non, non, parce que moi, je vous dis, j'ai 4 RD, je ne paye jamais rien. J'ai utilisé une chirurgicale pour la chambre privée. Parce qu'avoir pris une mutuelle à 150 euros, et dans l'année, il me remboursait 70 euros. Alors j'ai pris une chirurgicale en cas d'hospitalisation uniquement.
117:06
Alors comment vous avez fait finalement ?
117:09
Eh bien, la personne au téléphone m'a fait patienter 20 minutes. Bon, j'ai abandonné, j'ai retendu le téléphone à la charmante demoiselle qui me l'avait passée. Et je lui ai dit, je me ferais faire rappeler moi-même. Mais non, non, je vais les rappeler, je vais les rappeler. Non, non, non, ce n'est pas la peine, je vais me débrouiller, je vais rappeler quelqu'un.
117:31
Pourquoi-t-il faire qu'elle rentre dans une grande coin ? « Ouais, je m'occupe de vous, vous rendez compte, et vous, vous appelez quelqu'un. » Vous savez, c'est comme dans les récréations. Vous voyez, il y a un de 5 ans qui se disputait.
117:44
Ah oui, donc vous vous êtes fait disputer ?
117:47
Oui, mais attendez, mais on en dit où, là ? Mais vous voyez que je suis en train de prendre le téléphone et vous me demandez ce que je fais. Ça se voit, non ?
117:55
Dites-moi, pour quelqu'un qui a frôlé l'infarctus, il y a comme une dose de stress supplémentaire, là, non ? Qui vous a injecté ?
118:04
Oui, mais moi, je vais vous dire, même quand les pompiers sont arrivés, j'ai eu un coup de mou, j'ai même eu mes cloré, les nerfs, Je ne fais pas le malin. Vous savez, quand ça vous arrive, je ne fais pas le malin.
118:17
Oui, mais là, c'est parce que là, je vois que vous sortez de l'hôpital et vous êtes presque... Il y a des doses d'anxiété supplémentaires. Grosse changementale.
118:26
Oui, grosse difficulté. Et je lui explique. J'ai dit, mais le taxi, il ne va pas me croire. Je vais lui demander de monter au deuxième étage pour chercher ma carte bleue.
118:38
Alors, dites-nous comment vous avez fait, Thierry.
118:41
Eh bien, j'ai fait, j'ai appelé ma femme de ménage qui travaille pour une entreprise et je sais qu'elle habite loin, elle habite à 30 ans. J'ai dit, écoute, Lucie, je te paye l'essence, est-ce que tu peux venir me chercher ? Elle me dit, oui, mais le problème, c'est que ma coupure, ce n'est pas avant une heure. Je lui dis, mais ce n'est pas grave, j'ai tout mon temps, moi, je suis en vacances depuis 10 ans, je suis à la retraite, je ne suis pas pressé, hein ? Par contre, je ne suis plus nu, tu prends même une photo, parce qu'ils m'ont mis des protèges, vous savez, des protèges chaussures. Oui, oui, oui.
119:11
Donc, j'étais dehors, avec des protèges chaussures. Alors, elle m'a pris en photo pour se moquer, c'est bien. Donc, voilà, j'étais très étonné, si vous voulez, de l'attitude des pompiers du Saint-Denis-de-la-Vin. Parce que quand je suis rentré chez moi, j'avais lu de la terre dans mon salon, dans ma cuisine, ils ont même été dans ma chambre.
119:34
C'est étonnant, je suis sans voix pour tout vous dire. Après ça arrive, nous l'année dernière on a eu une mésaventure avec ma mère aussi qui n'a pas été piqué des verres. Bon voilà, ça arrive parfois et puis pour toutes les fois où ils font un super boulot.
119:53
Ah mais ça n'a rien à être le boulot, on est bien d'accord. Mais là, je n'ai pas compris l'attitude de ces gens. Surtout que c'était deux corps différents.
120:03
Oui, vous aviez sept personnes à la maison. Mais bon, cela dit, vous auriez pu avoir besoin des sept personnes. La meilleure nouvelle quand même dans tout ça, c'est que vous êtes au téléphone ce soir avec nous. Et que vous êtes plutôt en forme et que vous nous faites sourire.
120:16
Vous savez, j'ai dit un jour, je ne sais pas si c'était vous, parce que je suis passé, il y a plus d'un an, je suis passé deux, trois fois, j'ai eu cette chance de passer sur l'Europe 1, et j'avais raconté un petit peu ma vie, c'était très pident, et j'avais dit qu'à un moment donné, à l'âge de 30 ans, j'avais chopé un virus par le transfiguration, et j'avais une épatite transfigurationnelle.
120:40
Et j'avais été à l'hôtel du Allion, voir un grand pont des maladies du foie, je me rappelle son nom, le professeur Cripot, et j'étais un des premiers dans les têtes de l'hépatite. À la suite du pasteur, ce n'est pas une hépatite. Et il me dit, ben voilà, il va falloir faire un traitement lourd, c'est-à-dire un traitement cancéreux, et puis on va voir comment va évoluer ce truc. Ils ont mis trois temps pour trouver ce que j'avais.
121:08
Et à l'issue, je disais, non, non, je ne veux pas de ce traitement, hors de question. Et le professeur me dit, mais attendez, monsieur, s'il pourrait ne pas se traiter de ce traitement, dans un an, c'est la pyrouge, au mieux, au pire, c'est un cancer. Je dis, ben oui, mais moi, je prends le risque, hors de question. Déjà, j'avais déjà vu des ailevés. J'ai dit, non, non, c'est bon. Et je me rappelle très bien, en partant, j'ai dit, écoutez, il paraît qu'il y a des meilleurs qui s'en vont, je ne suis pas prêt à partir du coup.
121:37
Il n'a pas rigolé, mais je rigolais énormément sur moi. Aujourd'hui, j'ai 70 ans, je suis encore là. Ce n'est pas pour longtemps, mais ce n'est pas important. Chaque jour est important. La vie, c'est maintenant. Oui, je vous parle. Ce n'est pas la vie. Ce qui s'est passé avant que vous m'appeliez, c'est passé. Je n'ai rien changé.
122:01
Et la vie, c'est maintenant.
122:02
Vous êtes sur la même ligne que Marité, qui nous a appelé tout à l'heure.
122:08
Et j'ai trois principes que j'attribue aux autres. Les gens sont d'accord, mais il ne faut pas les attribuer. Je dis ce que je fais, je fais ce que je dis.
122:18
C'est important.
122:20
Et surtout, les gens, quand vous leur dites, je dis, je ne fais pas à autrui ce que je ne veux pas qu'on me fasse. Ah, tu as raison, Thierry. Oui, mais attention, ça s'applique à toi aussi.
122:35
Et le dernier ? Les trois-là ont été mis. Je fais ce que je dis. Et surtout, je ne fais pas autruire ce que je ne veux pas qu'on me fasse. Je peux vous assurer depuis ce temps-là, parce que quand j'ai refusé le traitement de l'eau, j'ai dû faire écraser, comme un ordinateur, j'ai changé de caractère J'étais coléreux, j'étais intrépide, j'étais... Un incident dans ma journée, ça me gâchait ma journée.
123:07
Mais là, il est toujours arrivé n'importe quoi. Je ne m'ennuie jamais. Je suis patient. Je trouve des excuses aux gens. Quand je suis content, je le dis, je félicite. Quand je ne suis pas content, je choisis mes mots.
123:20
Donc on peut changer. Vous êtes l'exemple que l'on peut changer.
123:25
Bien sûr. Et je vais vous dire... S'arrêter de fumer, moi je me suis arrêté de fumer en 88, après tous ces événements, c'est vachement facile. Je crois que c'était l'anapurna. Et je fumais beaucoup, beaucoup, beaucoup. Et j'avais essayé plusieurs fois. Mais non, dans mon principe aujourd'hui, j'ai des cas dans ma tête qui se ferment. Pour X raisons, j'enferme mes problèmes et je m'accorde une priorité principale parce qu'on ne peut pas régler tout en même temps.
123:56
Eh bien, Le meilleur des scénarios, vous décidez un truc. Je décide de m'arrêter de fumer. Le décider, ce n'est pas compliqué. Par contre, je dis ce que je fais. Je fais ce que je dis. C'est décider après. Ce n'est pas la peine de trouver des excuses. Et donc, ça marche comme ça. Et ce que je fais, ce que j'ai envie de faire. Et c'est pour ça, aujourd'hui, je m'en trouve seul parce que je ne veux pas être mal accompagné.
124:26
Oui, c'est tout à votre honneur.
124:28
Je veux être libre. Je fais plaisir des gens. J'ai des dons que je donne parce que je ne comprends pas que des gens fassent prier quand on a des dons. Moi, je ne comprends pas ça. Je crois à un être supérieur que j'appelle Dieu. J'ai quand même une culture religieuse parce que je suis né en Alsace. Il faut savoir qu'il y a un concordeur en Alsace et les curés donnent des cours de religion dans les écoles naïques.
124:55
Mais je connais tout ça, mais il existe une puissance, mais ça, c'est mes croyances. Et puis, je ne vais pas exagérer, mais je crois communiquer avec l'au-delà, avec les esprits. Ah bon ? Oui, oui, très sérieusement. Et j'ai des trucs, j'ai des flashs, j'ai des trucs qui m'arrivent. Et à tel point, c'est que je crois que les gens, il y a des gens, je n'ai pas envie de leur parler, je les ressens, je me disais... C'est une horreur.
125:23
Et qu'est-ce qu'ils vous disent, les esprits, Thierry ?
125:26
Ah, il n'y a pas de choses. Quand je crois que les gens sont assez marrants, parce que dans la vie, il y a des 3-5-4, peut-être que vous ne garderez jamais. Et justement...
125:37
Et quand j'ai changé de tonche à l'infirmière, à l'aide-soignante pour lui sortir du téléphone, il y avait une dame, je ne crois pas au hasard, il y avait une dame toute seule à part. Il y a peut-être 30 personnes qui attendaient. Et je me suis dit, c'est quand même incroyable. Elles sont trois, elles n'ont rien à faire et tout. Elle ne demande même pas à l'opératrice de me trouver un taxi, elle me tend le téléphone. Et puis après, elle m'engueule parce que je prends mon téléphone.
126:03
Et cette femme, j'ai senti qu'elle était bonne, gentille, etc. Et puis, c'était bon. Je sors, j'attends mon ami, ma femme de ménage, je vais sur un banc à Londres. Et je vois passer la dame et elle me regarde. Je dis, vous avez deux minutes. On a discuté pendant dix minutes, un quart d'heure.
126:25
Et je lui ai dit ce que je vous dis là, si un jour il y a un problème, n'hésitez pas, vous avez une belle âme.
126:30
Vous, vous êtes vraiment comme Marité, hein ?
126:33
Mais je ressens des gens. Il y a des gens à qui je ne pourrais pas parler.
126:38
Ce soir, on a quand même une libre-antenne qui est particulière entre Pascal qui parle de ses EMI, donc ses expériences de mort imminente, Célestine, effectivement, qui rend hommage à sa grand-mère à l'âge de 15 ans, Marité qui est pleine d'idées, vous qui... Voilà, pareil.
126:52
Beaucoup d'humanité ce soir sur l'antenne de repas.
126:54
Moi, quand j'étais avec mon ami, j'ai dit, en plein repas, il était 13 heures, j'ai dit, tu vas prendre la route. Comme ça. Alors, je dis toujours, je ne sais pas pourquoi je te dis. Des fois, j'appelle ça mon messager. Je dis, je ne sais pas pourquoi je te dis ça, mais il faut que je le dise. Parce que je n'ai pas envie, des fois. Et ça vient me taper la tête. Je ne sais pas comment ça exactement, mais il faut que tu le dises. Et maintenant, c'est souvent des mauvaises choses. Tu dois prendre la route, nous ?
127:27
Je ne sais pas.
127:31
Et quand vous dites maintenant que ce sont souvent des mauvaises choses, c'est-à-dire que la tendance a changé dans les informations que vous recevez.
127:38
C'est-à-dire que je suis débridé. Avant tout, c'était de mauvaises nouvelles, je ne voulais pas en parler.
127:44
J'ai quelqu'un que j'aide. J'ai quelqu'un que j'aide et qui est... Comment expliquer ? C'est quelqu'un qui se séparait.
127:54
avec un compagnon, et lui, il est attiré par des gens très très sombres. Il y a une espèce d'esprit malin qui règne derrière, et c'est comme la gangrène, ça bouffe tout. Et donc, ils se sont séparés, c'était fait, terminé, ils ont entendu parler, ils ont vendu la maison, etc. Et lui, il a été chez sa maîtresse, patati patata, Et cette femme m'a appelé par le biais d'une amie pour savoir ce que je ressentais. Elle lui expliquait, mais je ressentais que les mots que je lui prononçais, elle ne les comprenait pas.
128:29
Il y a deux manières de comprendre les mots. Elle dit, Jésus est avec moi, c'est Jésus qui m'aide. Jésus, il n'est pas avec elle. Il n'est pas avec elle. C'est à elle de faire. Elle a décidé de faire ça. Ce n'est pas Jésus qui va l'aider. D'ailleurs, les apparitions, si on parle d'apparitions, sur la terre de France, c'est Marie qui est apparition. Ça, il ne sait jamais que c'est Jésus, comme pour les croyants, les chrétiens. Donc, je lui conseillais d'aller voir peut-être, d'aller...
128:59
je dirais... Ah bon, on appelle ça.
129:02
De l'exorcisme.
129:04
Non, non, il ne faut pas... Ah bon ? Oui, bien sûr, mais vous avez raison. Il ne faut pas l'attaquer comme ça. Vous n'imaginez, vous faites la trouille.
129:12
Non, mais je ne sais pas, je vous souffle le mot.
129:15
Oui, c'est ça. Non, mais ce qu'on fait, c'est...
129:18
Et si le curé a quelques appointances là-dessus, il va peut-être sentir des choses. Non, non, je ne fais pas la peine. Jésus me protège. Et là, je lui ai encore envoyé des trucs cette nuit-là, en lui disant, tu sais, quand tu te regardes dans la glace, tu te vois à l'envers.
129:41
donc réfléchis réfléchis bien à ce que tu fais remets-toi toujours le point au central et analyse de ce qui se passe je lui dis pas les choses mais je lui fais réfléchir vous la mettez sur la voie en tout cas merci beaucoup Thierry d'être intervenu ce soir sur l'antenne d'Europe 1 merci beaucoup, en tout cas on a souri C'était le but, on entend bien.
130:09
Et oui, c'est ce que j'allais vous dire. Voilà, exactement. Prenons soin de nous.
130:15
Et merci pour la musique que vous avez choisie pour moi.
130:21
Juste avant, le mal-aimé ? Oui. On ne savait pas. On n'a pas fait exprès. Mais là, par contre, c'est de l'humour. Regardez, regardez. Là, par contre, c'est fait exprès. On va écouter Pharrell Williams, Happy. Ça vous va bien quand même ? J'aime bien. Je vous souhaite le meilleur, Thierry. A bientôt. Moi aussi.
130:39
A bientôt, vous aussi.
130:47
Et merci de votre souhait. Merci, au revoir.
130:49
Au revoir.
130:50
Valérie Darmont accompagne vos nuits.
130:52
Et tous les jours, dès 5h, c'est-à-dire dans très peu de temps, vous avez rendez-vous avec Alexandre Lemaire et toute la rédaction d'Europe 1 pour Europe 1. Bonjour ! Le premier tour complet de l'actualité, la météo, la revue de presse internationale, les pronostics hippiques, les prescriptions culture de la rédaction Europe 1. Bonjour ! C'est de 5h à 7h tous les jours sur Europe 1, Europe 1, la radio libre. Bonsoir Nicolas !
131:19
Bonsoir Valérie.
131:21
Comment allez-vous ?
131:24
Je vais bien.
131:25
Alors de quoi souhaitez-vous nous parler ce soir ? Dites-moi.
131:28
Je voulais vous parler de ma vie sentimentale.
131:31
D'accord. Vous habitez dans quelle région ? Vous avez quel âge ?
131:35
J'habite à Vannes, dans le Morbihan.
131:37
Ah oui, près de Nantes, c'est ça. Une heure de Nantes à peu près, je crois.
131:41
Oui, entre une heure de Nantes à peu près.
131:45
C'est ça.
131:46
J'ai 46 ans.
131:48
46 ans, d'accord. Et alors, vous êtes en couple, pas en couple, des enfants, pas des enfants, séparés ?
131:54
J'étais en couple, je suis homosexuel en fait.
131:56
Oui, d'accord.
131:58
J'étais en couple jusqu'à il y a deux mois.
132:01
Oui.
132:02
Et mon copain m'a largué en fait.
132:06
Ah, depuis combien de temps vous étiez avec lui ?
132:09
J'étais avec lui depuis trois ans.
132:12
D'accord. Et comment ça s'est passé, la rupture ? Il y a eu des signes avant-coureurs ? Il y a eu des red flags ?
132:18
Disons qu'il avait 10 ans de moins que moi, donc il allait chercher quelqu'un de son âge, en fait.
132:27
Mais il a fait tout ça dans le respect ? Comment il vous a annoncé la fin de l'histoire ?
132:36
Oui, le fait ça dans le respect, oui, mais comme vous dites, il y avait des signes avant-coureurs. Je voyais bien que les choses ne tournaient plus rond et que notre différence d'âge était un problème.
132:55
Mais 10 ans, ce n'est pas énorme. Je ne pense pas que ce soit que pour la différence d'âge qui vous est quittée, non ?
133:03
disons qu'il m'a quitté pour quelqu'un qui a 25 ans ah oui donc il vous a quitté pour quelqu'un d'autre oui tout à fait oui donc il y avait quand même du désamour c'est pas juste la différence d'âge qui posait problème il y avait un désamour qui s'est installé de toute façon oui au fil des années enfin au fil des mois oui mais disons que oui je ne l'ai pas vu venir quand même
133:34
Vous ne pensiez pas que ça irait jusqu'à la rupture, c'est ça ?
133:36
Non, non, non, tout à fait, non.
133:40
Comment il vous l'a annoncé, qu'il voulait arrêter la relation avec vous après trois ans ? Vous viviez ensemble ?
133:45
Oui, tout à fait, oui. Il m'a annoncé ça par SMS.
133:52
Oula, ah oui, ce n'est pas très classe, hein ?
133:56
Pas trop, non.
133:56
Non. Et vous l'avez quand même revu après, ensuite, pour parler, pour clôturer un peu ?
134:05
Oui, tout à fait, oui, clôturer, oui, puis se corriger ensemble. Donc il a bien fallu se revoir pour le déménagement, tout ça, pour tout ce qui est commodité, ce qui est papier, tout ça. Oui, il a bien fallu se revoir, oui, mais ça s'est fait dans la douleur, quoi.
134:26
Ben oui, parce que vous, de toute façon, vous ne vouliez pas vous séparer, donc forcément. Et lui, comment il s'est comporté ? Est-ce qu'on sentait qu'il était touché tout de même ? Ou pas du tout ?
134:36
C'était vraiment... Non, non, non, il était moins attaché que moi, on va dire.
134:46
Pendant toute l'histoire, il a été, vous pensez, moins attaché que vous ?
134:49
Pas pendant toute l'histoire, non, mais sur la fin, on va dire.
134:53
Qu'est-ce que vous pensez qui s'est produit ? Il y a eu de la lassitude ? Qu'est-ce qui s'est passé pour vous ? Vous avez analysé un petit peu avec le recul ou c'est trop tôt encore ? Trop souffrant ?
135:06
Disons que j'ai une pathologie psychiatrique. Je suis diagnostiqué borderline en fait. Donc ça n'a pas arrangé les choses.
135:20
Alors comment ça s'est manifesté, votre structure border, dans votre histoire ?
135:27
Ça s'est manifesté par, disons que, oui, vous savez ce que c'est, c'est des troubles du comportement, enfin un petit peu des troubles, donc ça vient à partir de moi, je pense, d'un rupture.
135:44
Mais par exemple, ça se traduisait comment dans votre couple, Nicolas, l'état borderline, l'état limite ?
135:54
Ça se traduisait par des sautes d'humeur, des... Oui, des problèmes comportementaux, on va dire, quelques...
136:08
quelques difficultés à communiquer, des choses comme ça.
136:13
Vous êtes obsessionnel un petit peu ou pas ?
136:16
Non, pas vraiment, non.
136:18
D'accord, donc vous n'êtes pas quelqu'un qui rumine, c'est juste que c'est tout en excès, c'est ça ? Vous surréagissez ?
136:30
Oui, c'est exactement ça, oui.
136:32
Mais par exemple, donnez-nous quelques exemples de surréactions, justement, liées à votre structure borderline.
136:38
Quelques exemples ? J'avais des achats compulsifs, par exemple.
136:51
Ah ben alors, vous voyez, quand même, il y a de l'obsession. Parce que les achats compulsifs, c'est un trouble obsessionnel du comportement.
136:57
C'est une compulsion. Oui !
137:00
Oui, si on veut, vous avez raison, oui. Mais ce n'était pas non plus à un point...
137:14
C'était par crise.
137:16
Oui, on peut dire ça comme ça.
137:17
Pour compenser.
137:20
Pour compenser, oui.
137:23
Vous n'arrivez pas à gérer vos émotions, c'est ça Nicolas ?
137:27
C'est exactement ça.
137:28
Il y a une grande insécurité en vous ou pas ? A chaque fois, ça remet tout en question ?
137:34
Oui, plutôt oui. Quand quelque chose se passe mal ?
137:35
Oui, tout à fait, oui.
137:40
Avec une forme d'agressivité ou pas ? Ah non, sans agressivité, sans agressivité.
137:44
Toujours dans le calme.
137:49
Et vous avez été diagnostiqué pour le côté borderline ?
137:54
Et vous prenez des médicaments ou pas ?
137:56
Il y a longtemps déjà. J'ai été diagnostiqué en 2013.
137:59
Et vous prenez des médicaments ?
138:04
Oui, je prends des médicaments.
138:06
Quel genre de médicaments ?
138:07
Je prends un antidépresseur, un régulateur d'humeur, un anxiolytique, un sédatif pour dormir, un en neuroleptique. Oui, j'ai quand même un traitement assez lourd.
138:25
Assez lourd, oui, c'est ça. Assez lourd. Donc, ça veut dire que votre structure borderline, elle s'exprime souvent, quand même. Vous êtes suivi par un psy, de toute façon, forcément.
138:34
Oui, tout à fait, oui. Oui, je suis suivi au CMP de ma ville.
138:39
Oui, très bien. Donc, vous prenez en charge. Ça vous fait du bien ?
138:43
Ah oui, tout à fait, oui.
138:45
Et donc, votre compagnon, vous pensez qu'il s'est lassé de votre pathologie, en fait, c'est ça ?
138:51
En partie, oui, je pense, oui.
138:54
Vous avez pu en parler tous les deux, tout de même, de ça, justement, à la fin, justement, sur la fin de l'histoire ? Est-ce que vous avez pu échanger ?
139:05
Oui, même bien avant la fin de l'histoire, on a échangé de ça à plusieurs reprises.
139:17
Et je sentais bien que ça posait problème dans le couple, on va dire.
139:22
Bah oui, vous vivez quand même dans ces cas-là à trois, c'est-à-dire il y a tous les deux et la maladie.
139:28
Voilà, c'est ça, oui.
139:29
Même si vous êtes sous traitement et que c'est plus ou moins géré, mais il y a beaucoup d'effets secondaires à tous les médicaments que vous venez de nous nommer, en fait.
139:35
Oui, tout à fait, oui. Oui, vous avez raison, oui.
139:42
Qu'est-ce que vous faites pour essayer de soulager un peu ?
139:48
J'ai 46 ans, je ne perds pas espoir.
139:52
Bien sûr, vous avez raison, bien évidemment.
139:56
J'ai interdit d'essayer de retrouver, comme on dit.
140:00
Ah oui, c'est bien parce qu'après deux mois, la rupture a eu lieu il y a deux mois, donc vous êtes déjà dans cet état d'esprit.
140:05
Non, non, non, mais là, je plaisante un petit peu, mais...
140:09
Non, mais je veux dire, je ne perds pas espoir.
140:13
Bien sûr, vous avez raison. Vous êtes toujours en lien avec lui ou pas ?
140:16
Non, plus maintenant, non.
140:20
Ça fait combien de temps que vous n'avez plus de nouvelles ? Ça fait un mois. C'est un choix commun de ne plus vous donner de nouvelles à l'un et à l'autre pour pouvoir passer à autre chose ?
140:32
Oui, c'est son choix à lui.
140:34
Ah, donc ce n'est pas un choix commun. Mais ça vous aide tout de même de ne plus avoir de nouvelles ?
140:42
Oui, je pense que maintenant j'ai tourné la page et il faut passer à autre chose. Pas autre chose, mais quelqu'un d'autre.
140:55
Et vous pensez que vous avez déjà tourné la page, là, près de moi ?
141:01
J'essaie de me le dire, en fait.
141:03
Oui.
141:04
Même si j'ai du mal, même si intérieurement, ça me ronge un petit peu, mais... Oui, vous regardez devant, c'est ça, vous avancez. J'essaie de me dire que l'avenir est devant moi.
141:17
Bah oui, c'est le cas de toute façon, évidemment. Est-ce que vous travaillez, Nicolas ?
141:23
Oui. Vous faites quoi dans la vie ?
141:25
Je vends des voitures.
141:27
D'accord.
141:29
Oui, donc vous êtes...
141:30
Je travaille surtout par très des travaux, surtout.
141:33
Ah oui, parce que j'allais vous dire, vous êtes quand même, moi j'appelle ça prendre le train de la vie, c'est-à-dire quand on se met dans l'action, on va mieux. Mais si vous êtes en télétravail, vous êtes beaucoup à la maison.
141:44
Oui, je suis à la maison, mais disons que je suis considéré comme travailleur handicapé, donc en fait j'ai des horaires aménagés et puis j'ai...
142:00
Puis suivi par Cap Emploi, en fait, qui est une filiale de Pôle Emploi. Oui. Qui est spécialisée dans les...
142:08
pour les personnes avec un handicap. Donc c'est pour ça que j'ai des horaires aménagés et puis j'ai fait un télétravail.
142:18
D'accord. Mais vous sortez un petit peu, vous avez des amis ? Parce que souvent quand on rompt avec quelqu'un avec lequel on est resté longtemps, ou laquelle d'ailleurs, les amis, il y en a certains qui disparaissent du paysage.
142:32
Oui, ça a été le cas. Mais j'en ai gardé quelques-uns quand même.
142:35
D'accord. Donc vous n'êtes pas tout à fait seul quand même.
142:38
Non, non, non. Puis j'ai ma famille aussi autour de moi.
142:42
Vous avez des frères, des sœurs ?
142:44
Oui, j'ai deux sœurs et un frère.
142:46
Et vous êtes proches les uns des autres ?
142:49
Plus ou moins.
142:52
Mais en cas de difficulté, comme là, lors de la rupture, je peux compter sur eux.
142:59
Ah ben c'est quand même le principal.
143:03
Oui, tout à fait, oui.
143:05
Oui, donc vous n'êtes pas seul au quotidien, vous avez des personnes sur lesquelles vous appuyez, vous avez votre psy au CMP.
143:15
Oui, j'ai encore ma mère aussi.
143:17
Oui, c'est sûr qu'il y a pire en situation.
143:27
Bon, c'est un deuil amoureux qui est à faire.
143:32
Oui, je le crois, oui.
143:33
Tout simplement. Enfin, je dis tout simplement. On sait combien ça peut briser les cœurs, les deuils amoureux. Le principal, c'est de ne pas rester coincé dans une des étapes du deuil. Voilà, c'est ça, oui. Voilà, accepter la situation. Mais vous, vous vous faites bien accompagner. Donc, normalement, il faut prendre juste le temps.
143:53
Oui, il faut prendre le temps, oui. Il faut prendre le temps et de faire le bon choix aussi.
143:58
Ça, c'est certain. Ça, là, vous faites bien. Ça fait plusieurs fois que ce message revient ce soir dans l'émission. Être plutôt seul que mal accompagné. Et ce message, ce ne sera pas de répéter d'ailleurs, parce que comme ça, au moins, on donne une vraie chance à une histoire.
144:13
Oui, c'est vrai, oui, tout à fait.
144:18
Donc là, vous êtes prêt à rencontrer l'amour ?
144:22
Oui, tout à fait, oui.
144:24
Vous allez bouger un peu pour le rencontrer ? Je ne sais pas, faire des applis de rencontres ? Ou cet été peut-être qu'il y a des petites choses organisées dans votre région, des festivals, des choses comme ça ?
144:36
Oui, des festivals, mais je n'y vais plus au festival. J'y allais quand j'étais plus jeune, mais là maintenant, les festivals, c'est un petit peu... Enfin, j'allais dire que je suis trop vieux. Ce n'est pas que je suis trop vieux, mais...
144:52
c'est une autre étape je pense que maintenant non les sites de rencontres en fait les sites de rencontres par internet bien sûr oui vous l'aviez rencontré comment ce garçon ? sur internet justement ah oui
145:16
Bon, ben, voilà. Une bonne vieille méthode qui, parfois, fonctionne. Donc, on va vous souhaiter le meilleur, Nicolas, de toute façon. La guérison du seuil amoureux et puis la nouvelle rencontre qui pourra vous redonner le sourire.
145:33
Oui, ben, c'est gentil.
145:34
Et je vous souhaite un très bel été, surtout parce que c'est la bonne saison pour ouvrir les cœurs, aussi. Parce qu'on est dehors, quand il n'est pas trop chaud.
145:40
Tout à fait.
145:41
Donc, je vous dis à bientôt, Nicolas. Tenez-nous au courant.
145:44
Merci, merci Valérie.
145:45
Merci, au revoir. Au revoir. Les voix magnifiques de Barbara Streisand et de Barry Guib ce soir pour refermer votre libre antenne avec Guilty. Merci, merci à vous chers amis d'avoir été si nombreux à nous appeler ce week-end. Merci évidemment à Nicolas, merci à Tristan pour la réalisation de votre émission.
146:13
Passez une très très belle semaine, nous on va se retrouver vendredi prochain, et puis ensuite on se retrouvera à partir de lundi. Samedi-dimanche, vous retrouverez mon amie Sana Blanger, puisque nous rentrons évidemment très tranquillement dans le mois de juillet, que je vous souhaite évidemment doux.
146:32
Pour ceux qui ont la chance de partir en vacances, évidemment, de belles vacances à vous. Et puis pour ceux qui restent, plein de belles énergies, là où vous vous situez, bien au présent. Et puis surtout, n'oubliez pas de bien prendre soin de vous, des autres et du monde. Et tout de suite, si vous le souhaitez, bien sûr, vous avez rendez-vous avec la belle Marlène Duré.